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Tag Archives: solidarité

De la joie d’être mère

 

« Bonne fête des mères! » Ces mots prononcés si souvent ont une nouvelle signification pour moi cette année. Dans l’attente de mon premier enfant, je réalise déjà un peu mieux ce que signifie l’amour d’un parent pour son enfant, l’amour d’une mère pour son bébé.

Le grand bonheur d’attendre un enfant au Québec en 2017, c’est de pouvoir accéder facilement et gratuitement à une source infinie d’informations pertinentes sur le développement, la santé, la nutrition et l’apprentissage des bébés. Le grand défi des nouveaux parents en 2017? Savoir se détacher du surplus d’information!

Internet facilite grandement la vie de tous et chacun depuis déjà plusieurs années, mais avec son développement exponentiel, il nous cause également de nouveaux soucis. Il est parfois difficile de dissocier le vrai du faux et encore plus ardu de ne pas se laisser influencer par les réseaux sociaux. Nous vivons à une époque où ces derniers sont rois : bien paraître sur les réseaux sociaux, c’est avoir du succès.

Cette apparence de perfection que laisse croire la plupart des gens met une grande pression sur les nouveaux parents. Plutôt que de se comparer avec ses proches, la mère de 2017 a une fenêtre pour se mesurer à toutes les « meilleures » mères du monde.

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L’amour et la fraternité au coeur de la mission des Porteurs d’espérance

Chaque année, quand les grands froids de l’hiver reprennent, les médias présentent des reportages sur les sans-abris puis, rapidement, ces personnes sans domicile fixe tombent dans l’oubli jusqu’à l’hiver suivant. Les itinérants sont souvent dépourvus de capacités pour combler leurs besoins de base et pour mener une vie normale, ce qui entraîne souvent le rejet de leurs proches ou le maintien d’un isolement, si les liens familiaux sont depuis longtemps coupés avec leur réseau.

Heureusement, il existe des organismes comme Les Porteurs d’espérance qui a pour mission d’accueillir ces individus, peu importe leurs conditions physiques, mentales ou sociales et de les aider à se reprendre en mains. Issu d’une volonté d’aide et de fraternité auprès des moins nantis de la société, ce projet, d’abord chapeauté par Cécile Béliveau, a pu voir le jour grâce au Phare de Longueuil qui parraine l’organisme encore à ce jour. Depuis, plusieurs bénévoles de cœur, jeunes et moins jeunes, se sont joints à Cécile et, ensemble, ils se font un devoir d’être présents pour les nombreux sans-abris sur le territoire de Longueuil.

L’organisme s’est donné le mandat d’accompagner ces individus, de les valoriser pour ce qu’ils sont. Les itinérants ont aussi la chance de se faire offrir des repas complets, au moins un samedi par mois, à l’église St-Mark, en plus d’être accompagnés quelques fois par mois d’une présence chaleureuse et bienveillante dans les lieux où ils tentent de survivre tant bien que mal, comme au Métro de Longueuil. Dans chacune des interventions effectuées auprès des itinérants, les membres des Porteurs d’espérance s’assurent de garder à l’esprit qu’il s’agit d’êtres humains qui méritent d’être respectés, aidés et aimés.

De l’amour, il y en a beaucoup chez les Porteurs d’espérance, comme en témoigne Lise Béliveau, impliquée dans le projet depuis les débuts : «Encore un samedi passé avec nos amis les itinérants. Un dîner fort apprécié de tous. Une ambiance presque de grande fête y régnait. À en juger par la photo ci-jointe, vous pouvez imaginer toute la reconnaissance de ces personnes qui nous visitent et qui acceptent un repas préparé avec amour. Toute une atmosphère de joie créée par la musique de certains bénévoles. Venez et vous verrez par vous-mêmes!»

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Encore aujourd’hui…

Samedi 22 avril, Jour de la terre

 

Encore aujourd’hui…

L’autre matin, arrêtée à la lumière rouge, je vois la portière de la voiture devant moi s’ouvrir. Un jeune homme se penche et dépose un contenant en carton (genre café Tim) sur la chaussée. Comme ça ! La porte se referme et la voiture démarre à la lumière verte. Je n’en revenais pas ! Au rouge suivant, arrêtée à ses côtés, j’ai baissé ma fenêtre, dans un désir de lui dire, poliment, un mot. Mais en vain. Il m’a ignorée. Je voulais simplement lui exprimer mon étonnement qu’un jeune comme lui n’ait pas le réflexe « vert ».

Encore aujourd’hui des individus, de tous âges on le voit, se débarrassent de leurs matières inutiles, sans vergogne, dans l’espace public. Et ce n’est pas rare. On n’a qu’à observer les bords de rues et de terrains avec la fonte des neiges, pour constater l’amoncellement incroyable de détritus de toutes sortes. Ils ne sont pas arrivés là tout seul.

Comment est-ce possible qu’on jette encore à la rue, impunément, les déchets (papiers, cartons, contenants, bouteilles d’eau, et j’en passe), alors que depuis tant d’années, on ne cesse de faire de la sensibilisation et de l’éducation en faveur de l’environnement ? L’environnement c’est tout ce qui nous entoure, c’est nous.

Et je pourrais allonger ainsi la liste des « laideurs » qu’on peut observer.

Heureusement…

Toutefois, je tiens aussi à me réjouir, car des avancées positives sont réalisées, aussi minimes soient-elles, et gigantesques parfois, qui améliorent notre environnement. Je pense spontanément aux plages qu’on s’apprête à ouvrir en bordure du fleuve Saint-Laurent. Qui l’aurait cru après des années de pollution sévère ? Et que dire des bacs de récupérations qui s’enlignent de plus en plus au bord des rues les jours de collecte. L’habitude s’est ancrée peu à peu. Bientôt le compost !

Si en aval on travaille d’arrache-pied à redonner santé à l’environnement, aux cours d’eau et à l’atmosphère, bien sûr, soyons attentifs et vigilants en amont : changeons nos habitudes et notre regard pour favoriser une saine gestion de nos déchets, de notre consommation d’eau, pour poser des gestes conséquents qui nous permettront en premier lieu de jouir d’une meilleure qualité de vie dans un environnement renouvelé, mais aussi et surtout de léguer aux génération futures une terre en bonne santé.

Encore aujourd’hui, il n’est pas trop tard.

Alors, qu’est-ce que je peux changer ?

 

Claire Du Mesnil

 

 

Nous avons vécu un moment de grâce!

Lors de la dernière rencontre organisée par Chemins de vie le 26 février dernier sous le thème « Accueillir et être accueillis », plusieurs participants, au moment de partir, ont mentionné avoir passé un bien beau moment en présence des familles venues partager leur vécu. En effet, plus de soixante personnes sont venues écouter les témoignages de familles qui ont accueilli des réfugiés syriens et ceux de familles accueillies au cours de la dernière année par des gens de notre territoire.

Des familles au grand cœur

En assistant à cet échange, nous avons pu mieux comprendre les motifs qui ont guidé les familles d’accueil dans leur décision. Pour certaines, des motivations très personnelles les ont poussées à vouloir chambouler leur confort pour accueillir une ou des familles syriennes. Ces familles ont accepté d’ouvrir leur cœur et leur portefeuille à des gens qu’elles ne connaissaient pas, qui n’avaient ni la même langue ni, bien souvent, la même religion.

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Tsunamis 2

 

Tsunamis 2 *

1973, un raz de marée de 105 mètres.

En février dernier on apprenait que la Tour de Radio-Canada à Montréal était officiellement à vendre. Cette décision fait remonter à la mémoire bien des souffrances vécues par les familles et la communauté expropriées au début des années 1960 afin que soit réalisé la construction de cette tour de 24 étages. Selon les archives de la Ville de Montréal, 5 000 personnes furent déplacées du quartier communément appelé le « Faubourg à m’lasse »[1]. « La démolition des immeubles débute à l’automne 1963 et s’échelonnera sur plusieurs mois. Quelque 678 logements, 12 épiceries, 13 restaurants, huit garages et une vingtaine d’usines disparaîtront. Les familles délogées recevront de la Ville 12,50 $ par pièce que comptait leur habitation[2] ».

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