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Tag Archives: saint François d’Assise

Les trois vertus franciscaines – Tome 3: La chasteté

Détails des fresques de l’église San Francesco, à Assise.

Détails des fresques de l’église San Francesco, à Assise.

En août dernier, j’ai eu la joie de vivre l’Expérience d’Assise 2013. Pendant 18 jours, j’ai marché avec 18 autres personnes sur les traces de saint François d’Assise, dont la fête est le 4 octobre. Lors de la visite de l’église San Francesco, à Assise, j’ai été rejointe par trois fresques représentant les trois vertus franciscaines – la Pauvreté, la Chasteté et l’Obéissance. Voici ce que j’ai retenu de la présentation du guide franciscain.

François et la Chasteté

Le cou toujours un peu enkylosé et l’œil fixant avec attention sur le plafond, je continuais d’être fascinée par les enseignements du guide franciscain. Il continu de nous décrire les éléments symboliques de la troisième fresque. Un château fortifié et bien défendu abrite la Chasteté : Seuls les anges peuvent entrer allègrement dans ce royaume. Pour y accéder, il faut suivre un long chemin. Un frère laïc, un frère franciscain et une sœur clarisse, trois représentants de l’ordre francisdain ont grimpé la colline. À leur tour, comme le montre la scène du milieu, ils seront lavés, purifiés et habillés par des anges. A l’extrême droite, de bizarres démons sont rejetés dans l’abîme. Ce sont l’Immunditia (la relation en dehors du mariage) avec sa tête de sanglier, le désir ardent avec une tête enflammée, l’amour charnel aux pieds de dragon avec une ceinture de cœurs et les yeux bandés, la mort avec ses pattes d’araignée.

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Les trois vertus franciscaines -Tome 2: L’obéissance

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Détails des fresques de l’église San Francesco, à Assise.

En août dernier, j’ai eu la joie de vivre l’Expérience d’Assise 2013. Pendant 18 jours, j’ai marché avec 18 autres personnes sur les traces de saint François d’Assise, dont la fête est le 4 octobre. Lors de la visite de l’église San Francesco, à Assise, j’ai été rejointe par trois fresques représentant les trois vertus franciscaines – la Pauvreté, la Chasteté et l’Obéissance. Voici ce que j’ai retenu de la présentation du guide franciscain.

François et l’Obéissance

Le cou toujours un peu plus cassé et l’œil rivé avec attention sur le plafond, je continuais d’être fascinée et absorbée par les enseignements du guide franciscain. Il a pris le temps de nous décrire les éléments symboliques de la fresque. Deux personnes se font face. Il s’agit de la Prudence personnage à double face et l’Humilité. Elles se trouvent dans la salle capitulaire d’un cloître, là où se discutent toutes les affaires de la communauté : les questions touchant l’organisation matérielle du monastère, l’admission au noviciat, la réception des hôtes de marque, et les questions de discipline communautaire. On y fait aussi des annonces et proclamations communiquées par l’évêque ou le pape. L’Obéissance, personnage au centre de la fresque, ordonne le silence et place son joug sur les épaules du jeune moine qui s’agenouille devant elle. Saint François, sur le toit du bâtiment porte aussi le joug. Deux anges se sont agenouillés à ses pieds.

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Les trois vertus franciscaines -Tome 1: La pauvreté

En août dernier, j’ai eu la joie de vivre l’Expérience d’Assise 2013. Pendant 18 jours, j’ai marché avec 18 autres personnes sur les traces de saint François d’Assise, dont la fête est le 4 octobre. Lors de la visite de l’église San Francesco, à Assise, j’ai été rejointe par trois fresques représentant les trois vertus franciscaines – la Pauvreté, la Chasteté et l’Obéissance. Voici ce que j’ai retenu de la présentation du guide franciscain.

François et Dame Pauvreté

Détails des fresques de l’église San Francesco, à Assise.

Détails des fresques de l’église San Francesco, à Assise.

Le cou cassé et l’œil rivé sur le plafond, j’étais absorbée par les enseignements du guide franciscain. Il a pris le temps de nous décrire les éléments symboliques de la fresque. D’abord, la pauvreté y est représentée par une pauvre femme en haillons à qui des enfants jettent des pierres ou menacent de leurs bâtons. Cette femme porte des ailes. Des ailes, ça nous connecte dans le monde de Dieu. Le Christ, représenté entre François et la pauvre Dame, est en train de les marier devant de nombreux témoins : une foule d’anges, l’Espoir et la Chasteté personnifiés. Deux anges portent des biens terrestres vers le ciel. De chaque côté de la fresque, on y découvre les réactions du monde terrestre : D’un côté, un jeune homme imite François en donnant son manteau tandis que de l’autre côté, des riches tournent le dos à la pauvreté et s’accrochent à leurs sacs d’argent.

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Saint François – L’évangile et rien d’autre

4 octobre – Fête de saint François d’Assise

Psaume de la création, aquarelle réalisée par Gérald Quirion
Crédit: ddata.over-blog.com/

Quand j’étais petite, il arrivait souvent que ma mère me raconte la vie d’un saint ou d’une sainte.  C’était pas tabou chez nous. Elle le faisait tout simplement, en s’inspirant d’un événement du quotidien. Parmi toutes les histoires que j’ai entendues d’elle, celle de François d’Assise m’a toujours fascinée. Ma mère nous parlait de son amour des oiseaux et de la nature, de sa grandeur d’âme, de la pauvreté qu’il avait choisie. Je crois que dès ce moment, mon cœur de franciscaine s’est mis à se développer.

En deuxième secondaire, l’école avait organisé une sortie pour tous les élèves : Nous allions au cinéma voir le film « François et le chemin du soleil ». Innocemment, je me suis rendue avec mes compagnes, heureuses d’avoir presque un après-midi de congé. C’était de François d’Assise que le film parlait. Je ne savais pas que cela deviendrait, à ma connaissance, ma première expérience spirituelle. J’ai été saisie par la vie de François, la radicalité de ses choix, son amour pour les plus pauvres, son émerveillement vis-à-vis de la création. Je me trouvais des affinités avec lui. Plus tard, François est toujours venue me rejoindre dans l’un ou l’autre des tournants de ma vie.

En septembre 2010, j’ai eu la chance de vivre l’Expérience d’Assise. Je suis partie sur les traces de saint François, en Italie, allant visiter tous les endroits principaux qui lui étaient précieux : Assise sa ville natale, la vallée de Rieti avec ses grands sanctuaires, l’Alverne la montagne avec ses nombreuses grottes, et Rome.

C’est dans la vallée de Rieti, à Fontecolombo, et par la suite, par l’entretien avec le Père Laurent Gallant ofm, que j’ai fait un pas de plus vers la spiritualité franciscaine. Alors que j’étais triste de ne pas pouvoir mettre mes pas exactement dans ceux de François, son parcours étant beaucoup trop intense pour moi, le Père Gallant m’a dit : « Dieu ne te demande pas d’être François, il t’invite à t’inspirer de qui il était ». Ces simples mots ont été comme une révélation. Le Père Gallant m’a beaucoup aidée à redécouvrir la spiritualité de François, à poser un regard neuf sur l’essentiel de ce qui habitait François, en 7 points, et à me dire intérieurement : « Oui, ça me va. Oui, j’ai un cœur de franciscaine ». Les voici :

1.    Faire pénitence
Pour François, faire pénitence était très différent de faire des pénitences. Pénitence, repentance, sont devenus des mots suspects en Occident. Ils sont marqués par une spiritualité qui rend hommage à la douleur. Mais pour François, faire pénitence, c’était aller au-delà de soi, changer sa pensée, changer sa route, changer sa trajectoire, pour se réaligner vers la Source de toute vie, vers Dieu qu’il aimait tant.

2.    Vivre selon l’Évangile
François comprenait l’Évangile, comme étant une Bonne Nouvelle dans la vie du monde. François était à l’affût des clins d’œil de Dieu au quotidien de la vie,  et il les trouvait parce qu’il les cherchait.

3.    Vivre en fraternité selon l’Évangile
François vivait en ermite, tout seul, il reconstruisait une église. Et le Seigneur a choisi de lui donner des frères. À partir de ce moment, le grand souci de François était de ne pas rompre cette belle fraternité. Vivre la fraternité était pour lui la meilleure façon de réaliser le Royaume de Dieu, une sorte de lentille qui lui permettait de regarder le monde à la manière de Dieu.

4.    Rendre témoignage à l’Évangile comme Bonne Nouvelle pour le monde
C’était la mission de sa vie.

5.    Vivre en « très haute » pauvreté
La richesse de François c’était la fraternité. La pauvreté du monde, c’était l’isolement. Il reconnaissait que tout ce qu’il avait, ou ce qu’il était, était un don de Dieu. C’est pour cela qu’il recevait tout avec reconnaissance, et partageait tout avec beaucoup de joie.

6.    Être en service
Quand François a relu l’épisode du lavement des pieds dans l’Évangile de Jean (Jean 13), il a compris que la manière de servir, c’est d’annoncer la Bonne Nouvelle à tous, en paroles mais surtout en actes.

7.    Développer l’esprit de prière et de contemplation
François aimait prier dans la nature, au creux d’une crevasse, dans une petite grotte. À Fontecolombo, dans le silence et dans la contemplation de la beauté de la création, j’ai comme entendu à nouveau la voix de François qui m’invitait à retourner à l’Évangile de Jésus le Christ…et à rien d’autre!

Le 4 octobre, c’est la fête de saint François d’Assise. Peut-être découvrirez-vous, à votre tour, que l’essentiel de la spiritualité de saint François c’est aussi un peu la vôtre?