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Tag Archives: pastorale sociale

L’amour et la fraternité au coeur de la mission des Porteurs d’espérance

Chaque année, quand les grands froids de l’hiver reprennent, les médias présentent des reportages sur les sans-abris puis, rapidement, ces personnes sans domicile fixe tombent dans l’oubli jusqu’à l’hiver suivant. Les itinérants sont souvent dépourvus de capacités pour combler leurs besoins de base et pour mener une vie normale, ce qui entraîne souvent le rejet de leurs proches ou le maintien d’un isolement, si les liens familiaux sont depuis longtemps coupés avec leur réseau.

Heureusement, il existe des organismes comme Les Porteurs d’espérance qui a pour mission d’accueillir ces individus, peu importe leurs conditions physiques, mentales ou sociales et de les aider à se reprendre en mains. Issu d’une volonté d’aide et de fraternité auprès des moins nantis de la société, ce projet, d’abord chapeauté par Cécile Béliveau, a pu voir le jour grâce au Phare de Longueuil qui parraine l’organisme encore à ce jour. Depuis, plusieurs bénévoles de cœur, jeunes et moins jeunes, se sont joints à Cécile et, ensemble, ils se font un devoir d’être présents pour les nombreux sans-abris sur le territoire de Longueuil.

L’organisme s’est donné le mandat d’accompagner ces individus, de les valoriser pour ce qu’ils sont. Les itinérants ont aussi la chance de se faire offrir des repas complets, au moins un samedi par mois, à l’église St-Mark, en plus d’être accompagnés quelques fois par mois d’une présence chaleureuse et bienveillante dans les lieux où ils tentent de survivre tant bien que mal, comme au Métro de Longueuil. Dans chacune des interventions effectuées auprès des itinérants, les membres des Porteurs d’espérance s’assurent de garder à l’esprit qu’il s’agit d’êtres humains qui méritent d’être respectés, aidés et aimés.

De l’amour, il y en a beaucoup chez les Porteurs d’espérance, comme en témoigne Lise Béliveau, impliquée dans le projet depuis les débuts : «Encore un samedi passé avec nos amis les itinérants. Un dîner fort apprécié de tous. Une ambiance presque de grande fête y régnait. À en juger par la photo ci-jointe, vous pouvez imaginer toute la reconnaissance de ces personnes qui nous visitent et qui acceptent un repas préparé avec amour. Toute une atmosphère de joie créée par la musique de certains bénévoles. Venez et vous verrez par vous-mêmes!»

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La solitude chez les aînés

La solitude peut être accueillie comme un répit précieux dans une vie bien remplie et tourbillonnante. Mais pour ceux dont c’est le quotidien, jour après jour, mois après mois, sans qu’elle soit choisie, elle peut être une terrible souffrance, surtout quand elle survient alors même que nos capacités diminuent et qu’il devient plus difficile d’en sortir par nos propres moyens. La solitude et l’isolement sont des maux malheureusement en croissance dans toutes les couches de la société. La souffrance des aînés qui en sont victimes se déroule derrière des portes closes, en silence puisqu’il n’y a personne pour l’entendre, et si peu de porte-voix. Il est facile de l’ignorer dans le tourbillon des choses à faire. Mais notre solidarité nous interpelle autrement : et si c’était notre mère qui était ainsi laissée pour compte, sans possibilité de jaser quelques instants avec une personne signifiante, lui portant une réelle et sincère affection? Et si c’était vous?

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Tsunamis 2

 

Tsunamis 2 *

1973, un raz de marée de 105 mètres.

En février dernier on apprenait que la Tour de Radio-Canada à Montréal était officiellement à vendre. Cette décision fait remonter à la mémoire bien des souffrances vécues par les familles et la communauté expropriées au début des années 1960 afin que soit réalisé la construction de cette tour de 24 étages. Selon les archives de la Ville de Montréal, 5 000 personnes furent déplacées du quartier communément appelé le « Faubourg à m’lasse »[1]. « La démolition des immeubles débute à l’automne 1963 et s’échelonnera sur plusieurs mois. Quelque 678 logements, 12 épiceries, 13 restaurants, huit garages et une vingtaine d’usines disparaîtront. Les familles délogées recevront de la Ville 12,50 $ par pièce que comptait leur habitation[2] ».

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La violence, c’est NON!

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La violence, c’est NON!

La « Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes » débutera le 25 novembre prochain, Journée internationale contre la violence faite aux femmes. Comme chaque année, ces douze jours d’action culmineront avec la commémoration du 6 décembre, en mémoire des 14 jeunes femmes tuées à l’école polytechnique de Montréal. Cet événement tragique fait partie de l’histoire du Québec. Il nous rappelle l’importance d’éduquer nos enfants et nous-mêmes à promouvoir une société juste, dans laquelle tout être humain peut grandir en fonction de ce qu’il ou elle est appelée à être et non en fonction de stéréotypes sexistes promus par le contexte social ambiant (publicité, culture, éducation, rôles sociaux…)

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La traite humaine: un sujet tristement actuel en ce début de février

Depuis les dernières semaines, les fugues se multiplient chez nos jeunes filles. Incompréhension, malaise, colère, crainte pour nos propres enfants ; que faire ? Ces fugues suscitent des émotions contradictoires et nous confrontent à la triste réalité de la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle. Une pratique qui rapporte 12 milliards de dollars américains annuellement et qui implique « le transfert d’une personne d’un lieu à un autre sans nécessairement franchir les frontières »(1). La traite humaine ne touche pas seulement les pays en développement.

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