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Tag Archives: Noël

La solitude chez les aînés

La solitude peut être accueillie comme un répit précieux dans une vie bien remplie et tourbillonnante. Mais pour ceux dont c’est le quotidien, jour après jour, mois après mois, sans qu’elle soit choisie, elle peut être une terrible souffrance, surtout quand elle survient alors même que nos capacités diminuent et qu’il devient plus difficile d’en sortir par nos propres moyens. La solitude et l’isolement sont des maux malheureusement en croissance dans toutes les couches de la société. La souffrance des aînés qui en sont victimes se déroule derrière des portes closes, en silence puisqu’il n’y a personne pour l’entendre, et si peu de porte-voix. Il est facile de l’ignorer dans le tourbillon des choses à faire. Mais notre solidarité nous interpelle autrement : et si c’était notre mère qui était ainsi laissée pour compte, sans possibilité de jaser quelques instants avec une personne signifiante, lui portant une réelle et sincère affection? Et si c’était vous?

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Noël, Bonne Nouvelle de Dieu-avec-nous

En ces temps troubles où la Paix est mise à mal, comment sommes-nous interpelés à être artisan-es de Paix

Noël, Bonne Nouvelle de Dieu-avec-nous, Emmanuel, mais en contraste des nouvelles d’Alep… pas très bonnes ces jours-ci.

Comment ne pas ressentir cette tension entre tant d’espoirs déçus et nos hymnes d’Espérance paradoxale, pascale?

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Sapin de Noël ou sapin des fêtes

Sapin de Noël ou sapin des fêtes

A-t-on déjà voulu remplacer le terme « sapin de Noël » par « sapin des fêtes » ? Je ne crois pas. Comment se fait-il qu’à l’époque actuelle, les traditions se perpétuent, même si plusieurs ont délaissé les pratiques religieuses? En même temps que l’on remet en question la présence des symboles religieux dans les lieux publics, on ne pourrait imaginer Noël sans eux. Pensons notamment à la crèche, au sapin, aux chants de Noël, au calendrier de l’Avent, à l’étoile et aux mages… Cette période de l’année en est certes une de festivités, mais elle revêt également un sens particulier. Or on semble l’avoir oublié. Et, les plus jeunes, l’ont-ils seulement déjà su?

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Épiphanie

Paix-Imams

Le mot épiphanie vient du grec et signifie « apparition », « paraître ou briller sur ».
« Debout, Jérusalem, resplendit! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. ». (Isaïe 60, 1)

En effet, la fête de l’Épiphanie célèbre la venue de la lumière dans le monde, la manifestation de Dieu en Jésus.

Mais les premiers à reconnaître la naissance du Messie, n’ont pas été les habitants de Jérusalem, les scribes, les dignitaires, mais des astronomes venus de l’étranger, d’Orient plus précisément, là où le soleil se lève. Guidés par leur science des étoiles, ils sont arrivés à Jérusalem et se sont informés auprès des spécialistes des Écritures afin de connaître où se trouvait le nouveau roi qui venait de naître.

« Et toi, Bethléem Éfrata, dit le Seigneur, …

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La première crèche de Noël

crèche de NoëlPlus j’avance dans la vie et plus je me découvre un cœur de franciscaine. Il y  a des valeurs qui prennent de l’importance comme le pardon, la simplicité, l’accueil de l’autre, la fraternité, la tendresse. Je me nourris de l’Évangile de Jésus Christ, et à cause de Lui, j’essaie de susciter la vie et la joie autour de moi.

En 1223, François d’Assise a eu le désir profond de célébrer Noël  au milieu des gens de la montagne et en reconstituant d’une manière sensible la crèche vivante. Le poète en lui voulait voir, avec des yeux d’enfant, Dieu dans son avènement de douceur. Il n’y avait rien de plus important pour lui pour l’avenir du monde.  Parce que l’avenir de son monde était corrompu : la société était divisée par l’argent, les clercs étaient assoiffés d’honneurs et de grandeurs, des guerres saintes se livraient pour contrer la différence. François voulait redécouvrir la pauvreté de Dieu, revenir à l’humilité de Dieu, retrouver la tendresse de Dieu à travers l’Enfant-Dieu. Et c’est avec les pauvres gens de la montagne qu’il réalisa son désir.

On raconte que dans la nuit de Noël, des gens de la localité de Greccio et des environs se sont dirigés, à la lueur des torches, vers une grotte qui s’ouvrait dans le flan de la montagne. Sous le rocher, on avait préparé une mangeoire avec de la paille fraîche et amené un bœuf et un âne. C’était touchant et inspirant, dit-on, de voir des centaines de lumières s’approcher de la grotte, et voir de pauvres gens se recueillir devant la scène de la Nativité du Seigneur Jésus. On dit même que François passa la veillée debout, brisé de compassion mais rempli d’une joie inexprimable.

« Cette nuit-là », dit Thomas de Celano, « la Chrétienté avait retrouvé des yeux d’enfant ». C’est ce que je vous souhaite de tout cœur : Que dans la nuit de Noël, avec vos familles, vos amis, vos voisins, votre communauté de foi, vous retrouviez des yeux d’enfants capables de reconnaître la pauvreté, l’humilité et la tendresse de Dieu, dans la joie, la paix, le pardon et la simplicité du cœur!   À tous, un très Joyeux Noël!

Francine  Vincent