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L’amour et la fraternité au coeur de la mission des Porteurs d’espérance

Chaque année, quand les grands froids de l’hiver reprennent, les médias présentent des reportages sur les sans-abris puis, rapidement, ces personnes sans domicile fixe tombent dans l’oubli jusqu’à l’hiver suivant. Les itinérants sont souvent dépourvus de capacités pour combler leurs besoins de base et pour mener une vie normale, ce qui entraîne souvent le rejet de leurs proches ou le maintien d’un isolement, si les liens familiaux sont depuis longtemps coupés avec leur réseau.

Heureusement, il existe des organismes comme Les Porteurs d’espérance qui a pour mission d’accueillir ces individus, peu importe leurs conditions physiques, mentales ou sociales et de les aider à se reprendre en mains. Issu d’une volonté d’aide et de fraternité auprès des moins nantis de la société, ce projet, d’abord chapeauté par Cécile Béliveau, a pu voir le jour grâce au Phare de Longueuil qui parraine l’organisme encore à ce jour. Depuis, plusieurs bénévoles de cœur, jeunes et moins jeunes, se sont joints à Cécile et, ensemble, ils se font un devoir d’être présents pour les nombreux sans-abris sur le territoire de Longueuil.

L’organisme s’est donné le mandat d’accompagner ces individus, de les valoriser pour ce qu’ils sont. Les itinérants ont aussi la chance de se faire offrir des repas complets, au moins un samedi par mois, à l’église St-Mark, en plus d’être accompagnés quelques fois par mois d’une présence chaleureuse et bienveillante dans les lieux où ils tentent de survivre tant bien que mal, comme au Métro de Longueuil. Dans chacune des interventions effectuées auprès des itinérants, les membres des Porteurs d’espérance s’assurent de garder à l’esprit qu’il s’agit d’êtres humains qui méritent d’être respectés, aidés et aimés.

De l’amour, il y en a beaucoup chez les Porteurs d’espérance, comme en témoigne Lise Béliveau, impliquée dans le projet depuis les débuts : «Encore un samedi passé avec nos amis les itinérants. Un dîner fort apprécié de tous. Une ambiance presque de grande fête y régnait. À en juger par la photo ci-jointe, vous pouvez imaginer toute la reconnaissance de ces personnes qui nous visitent et qui acceptent un repas préparé avec amour. Toute une atmosphère de joie créée par la musique de certains bénévoles. Venez et vous verrez par vous-mêmes!»

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Nous avons vécu un moment de grâce!

Lors de la dernière rencontre organisée par Chemins de vie le 26 février dernier sous le thème « Accueillir et être accueillis », plusieurs participants, au moment de partir, ont mentionné avoir passé un bien beau moment en présence des familles venues partager leur vécu. En effet, plus de soixante personnes sont venues écouter les témoignages de familles qui ont accueilli des réfugiés syriens et ceux de familles accueillies au cours de la dernière année par des gens de notre territoire.

Des familles au grand cœur

En assistant à cet échange, nous avons pu mieux comprendre les motifs qui ont guidé les familles d’accueil dans leur décision. Pour certaines, des motivations très personnelles les ont poussées à vouloir chambouler leur confort pour accueillir une ou des familles syriennes. Ces familles ont accepté d’ouvrir leur cœur et leur portefeuille à des gens qu’elles ne connaissaient pas, qui n’avaient ni la même langue ni, bien souvent, la même religion.

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Tsunamis 2

 

Tsunamis 2 *

1973, un raz de marée de 105 mètres.

En février dernier on apprenait que la Tour de Radio-Canada à Montréal était officiellement à vendre. Cette décision fait remonter à la mémoire bien des souffrances vécues par les familles et la communauté expropriées au début des années 1960 afin que soit réalisé la construction de cette tour de 24 étages. Selon les archives de la Ville de Montréal, 5 000 personnes furent déplacées du quartier communément appelé le « Faubourg à m’lasse »[1]. « La démolition des immeubles débute à l’automne 1963 et s’échelonnera sur plusieurs mois. Quelque 678 logements, 12 épiceries, 13 restaurants, huit garages et une vingtaine d’usines disparaîtront. Les familles délogées recevront de la Ville 12,50 $ par pièce que comptait leur habitation[2] ».

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La colombe ou la bombe

Nos médias nous inondent d’actualités violentes. Nous en sommes accablés. Oui, c’est effrayant et c’est même révoltant. Nous cherchons à accuser l’autre comme si nous avions les mains propres. Dans notre révolte, nous souhaitons tout le mal possible à l’adversaire.

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Bâtir des murs… ou des ponts?

Je n’en reviens pas qu’encore de nos jours, on songe à construire des murs. Bien sûr je ne parle pas des murs d’une maison, il faut bien se tenir au chaud ou à l’abri des intempéries. Je parle de murs pour séparer des pays et par le fait même des populations. Pour moi, les murs sont des impasses.

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