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Tag Archives: Esprit

Place à l’essentiel !

PLACE À L’ESSENTIEL!Paul Éluard écrivait :

« Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel.»

Ginette Reno le chantait également en peu de mots :

« L’essentiel, c’est d’être aimé, le reste importe peu […]. »

Le Petit Prince, lui, le disait en ces termes :

«  L’essentiel est invisible pour les yeux . »

Ça paraît simple!  L’essentiel, ça vient de l’intérieur, et ça parle d’amour. Mais encore? Pourquoi est-ce si difficile de nommer ce qui est essentiel dans notre vie? On a de la difficulté à vider ses poches et à s’abandonner sous le souffle de la nouveauté.

Depuis plus d’un an, l’Église de Saint-Jean-Longueuil s’interroge sur ce qui est essentiel dans sa mission. Qu’est-ce qui est assez indispensable pour qu’on ne puisse pas s’en départir? Plus précisément, dans notre mission d’Église, qu’est-ce qui est capital? Ou encore, dans la façon de rendre mon service à l’Église, où est ma place comme responsable diocésaine? Où est notre place comme chrétien? Quel est notre spécifique? De cette réflexion, découle une restructuration importante des services diocésains et pastoraux.

Dans un premier temps, c’est l’image de la montgolfière qui vient alimenter ma réflexion.

Si je me voyais dans l’obligation de larguer du lest, pour m’alléger afin de surmonter un obstacle, qu’est-ce que je garderais dans ma montgolfière qui continuerait de me permettre d’aller de l’avant?

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La Nouvelle Évangélisation, qu’est-ce que c’est?

nouvelle évangélisationVoilà une expression que l’on entend de plus en plus dans les communications d’Église, chacun ayant un peu sa propre idée de ce que ça représente pour l’Église et pour le monde.

M. Gilles Routhier[1], un éminent théologien de l’Université Laval, traite de la question en montrant comment cette Nouvelle Évangélisation prend sa source dans le Concile Vatican II[2]. Il explique entre autres, que la nouveauté évoquée par l’expression Nouvelle Évangélisation ne cherche pas à rompre avec les élans issus du Concile, mais plutôt à prendre appui sur son inspiration, en poussant plus loin les interpellations auxquelles l’Église n’a peut-être pas encore suffisamment répondu.

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Pâques, heureux commencement de l’achèvement final

Pâques, heureux commencement de l’achèvement finalPour nous chrétiens, l’histoire de l’humanité est jalonnée de commencements et d’achèvements initiés par Dieu. «Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre» Ensuite, la Bible nous raconte le grand chantier des six jours en enchaînant sur le septième : «Dieu, après avoir achevé son œuvre, se reposa le septième jour de tout son travail.  Il fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s’y reposa de tout son travail de Créateur.» (Genèse 1,1; 2, 1-3)

Mais cette histoire n’allait pas être de tout repos pour Dieu. On connaît la suite : le soupçon s’installe dans le cœur humain. Le péché de méfiance fait tout déraper en une surenchère d’injustices et de violences.  Rien ne vient à bout de ce mal : ni  peuple élu … ni Alliance au Sinaï… ni Moïse… ni prophètes …

«Et le Verbe s’est fait chair», le même qui a créé toutes choses au commencement. L’heureux commencement de la nuit de Noël mènera le Fils au grand chantier de sa mission vers l’âge de trente ans : trois ans comme les «six jours» sur les chemins de la Palestine. «Heureux les pauvres, artisans de paix et autres assoiffés de justice, à vous le Royaume»

Et encore, le péché de méfiance fait tout déraper. Jésus est arrêté, condamné, crucifié. Et pourtant cette fois, Dieu a réussi. « Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.» Le Fils fit de ce septième jour un jour béni, un jour qui lui est réservé, car il s’y reposa de tout son travail de Recréateur. Puis après ce sabbat, une lumière, un cri de joie des disciples, d’abord des femmes : «Il est ressuscité, il est vivant!» Pâques, heureux commencement de l’achèvement final. «Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. (Jean 20, 22)

Nous vivons encore aujourd’hui de ce souffle de Pâques, de cet esprit d’espérance qui verra le  Jour de l’éradication définitive du mal. «Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n’était plus.  Et celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles. (…)  C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin.»  (Apo 21, 1. 5-6)

Entendez-vous le vent qui souffle l’ultime promesse?

Rémi Bourdon