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L’amour est-il encore possible?

Aujourd’hui, en ce 14 février, nous célébrons la Saint-Valentin. Est-il possible encore de vivre l’amour véritable? Y a-t-il des couples qui vivent cette réalité au quotidien? Oui, il y en a encore et vous en connaissez certainement. Si plusieurs couples décident de vivre ensemble sans se marier officiellement, d’autres souhaitent donner un sens à leur union par le sacrement du mariage et ont le désir de s’engager pour toute la vie.

Comme responsable diocésain du mariage, je fais présentement la tournée des sessions de préparation au mariage dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et je vous dirais que je suis agréablement surpris par les couples que je rencontre.

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Revoir le Kyrie eleison

Revoir le Kyrie eleison

Kyrie eleison du grec kurios (maître, seigneur) et eleeo (avoir pitié). Cette expression tire son origine à l’époque d’une antiquité orientale. Elle a été reprise par la civilisation grecque et, par la suite, lors des célébrations des premières communautés chrétiennes.

Quelques traductions :

« Seigneur, aie pitié de nous. » (Is 33,2)

« Seigneur Jésus-Christ fils de Dieu, fais-moi miséricorde » (orthodoxe)

« Seigneur, prends pitié » (actuel)

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« J’ai vu la misère de mon peuple… »

Lac MéganticLe 6 juillet dernier, la ville de Lac Mégantic a été touchée en plein cœur, dans tous les sens du mot. Personnellement, je ne connais personne qui vit au Lac Mégantic, je n’ai d’ailleurs jamais mis les pieds dans les environs du Lac Mégantic.  Malgré tout, mon cœur aussi a été profondément touché. Je pense aux familles atteintes, aux amis, à cette communauté de vie qui vit des deuils terribles. Je pleure sur cette situation désastreuse qui n’aurait jamais dû arriver, sur ce trou béant qui marquera des générations, sur les personnes qui se retrouvent dépouillées de tout, sur l’irresponsabilité des propriétaires, sur l’environnement de la rivière Chaudière qui est souillé,  … et je prie.

Et je prie… et je fais mémoire de Moïse. Quand Dieu s’est dévoilé à lui (Exode 3, 1 et ss), il lui a dit ces mots : « J’ai vu la misère de mon peuple… »  qui pourrait se traduire par : « J’ai vu comment mon peuple souffre; j’ai entendu leurs cris; je connais leurs souffrances. Je suis venu pour les délivrer… pour les conduire vers un pays beau et vaste, vers un pays où coule le lait et le miel… »  Moïse vaquait à ses occupations quotidiennes. Il gardait le troupeau de son beau-père Jéthro. C’est là que Dieu, vient à sa rencontre. Dieu va l’appeler par son nom. La relation qui va naître entre eux va changer la vie de Moïse et celle de tout le peuple.

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Place à l’essentiel !

PLACE À L’ESSENTIEL!Paul Éluard écrivait :

« Il nous faut peu de mots pour exprimer l’essentiel.»

Ginette Reno le chantait également en peu de mots :

« L’essentiel, c’est d’être aimé, le reste importe peu […]. »

Le Petit Prince, lui, le disait en ces termes :

«  L’essentiel est invisible pour les yeux . »

Ça paraît simple!  L’essentiel, ça vient de l’intérieur, et ça parle d’amour. Mais encore? Pourquoi est-ce si difficile de nommer ce qui est essentiel dans notre vie? On a de la difficulté à vider ses poches et à s’abandonner sous le souffle de la nouveauté.

Depuis plus d’un an, l’Église de Saint-Jean-Longueuil s’interroge sur ce qui est essentiel dans sa mission. Qu’est-ce qui est assez indispensable pour qu’on ne puisse pas s’en départir? Plus précisément, dans notre mission d’Église, qu’est-ce qui est capital? Ou encore, dans la façon de rendre mon service à l’Église, où est ma place comme responsable diocésaine? Où est notre place comme chrétien? Quel est notre spécifique? De cette réflexion, découle une restructuration importante des services diocésains et pastoraux.

Dans un premier temps, c’est l’image de la montgolfière qui vient alimenter ma réflexion.

Si je me voyais dans l’obligation de larguer du lest, pour m’alléger afin de surmonter un obstacle, qu’est-ce que je garderais dans ma montgolfière qui continuerait de me permettre d’aller de l’avant?

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Dieu serait-il un caillou dans votre chaussure?

Dieu serait-il un caillou dans votre chaussure?

Oui pour ces jeunes londoniens qui se rassemblent un dimanche  par mois dans une église désaffectée. Non pas qu’ils rejettent Dieu, mais ils ne sentent pas le besoin de s’y référer dans leur quête communautaire de sens et d’éthique personnelle et sociale.

Cette «Assemblée du dimanche» fait salle comble, tellement qu’on a du fermer la porte au nez de nouveaux adeptes. L’expérience va faire des petits. Même des australiens voudraient l’implanter chez eux.

La chaussure-Église (entendons son idéal humaniste, ses valeurs et sa dimension communautaire), ils sont prêts à l’enfiler, mais sans Dieu et ses ministres. Pourquoi? Certains participants se disent athées ou agnostiques. La question de Dieu n’est pas à l’ordre du jour. Mais qu’arrivera-t-il si un participant crédible et influent  la soulève?

Des personnes qui se disent non-croyantes sentent le besoin de faire «Assemblée du dimanche» sans Dieu. Comment notre Église pourrait-elle le dimanche, rassembler des baptisés encore croyants que la messe dominicale n’intéresse plus?

Parmi tous ces croyants à la foi plus ou moins désactivée, y en aurait-il qui vibreraient eux aussi à l’idéal humaniste, aux valeurs et à la dimension communautaire de l’expérience chrétienne, si des rassemblements dominicaux tablaient avant tout sur ces aspects?

Le caillou dont il est question dans la vidéo, ce Dieu qui blesse le pied du marcheur, n’est probablement pas le seul caillou à faire sortir de la chaussure. Sortir ce qui blesse l’une ou l’autre, l’exprimer dans la communauté m’apparaît un passage obligé, non pour accuser mais se réconcilier avec le grand récit de notre passé religieux.

Le Dieu de la Bible n’est pas un caillou mais le rocher duquel sort la source qui étanche toutes nos soifs. La Parole toute nue, dépouillée au maximum de nos paroles institutionnelles, peut encore révéler le vrai visage de Dieu, dans le partage, dans  la célébration autrement, et la fraternité.  «Ils buvaient en effet au rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.» (1 Corinthiens 10,4)

Et au lieu d’être un caillou dans la chaussure, le Seigneur sera une lampe sur nos pas, une lumière sur notre route. (Ps119, 105)

Rémi Bourdon