• head-foi

Tag Archives: débats de société

Tsunamis (partie 3 et conclusion)

 

* Ce texte est tiré de la Revue Appoint, numéro de septembre 2016. Adapté pour le présent blogue, il dresse le portrait de trois événements majeurs qui suggèrent qu’il est possible, malgré les apparences, de s’engager sur des voies qui ouvrent à la vie.

Un courant chaud parti du Brésil

Fatigués de ne pas se sentir concernés par les décideurs politiques et économiques, d’être confrontés à un système qui ne favorise que les acteurs majeurs du néolibéralisme ambiant, des organisations de la société civile ont initié le premier Forum social mondial (FSM) en 2001 dans la ville de Porto Allegre au Brésil en 2001. Parmi les organisateurs de l’événement on retrouvait entre autres, le Mouvement des sans terre, l’Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne, La Commission Justice et Paix (Église catholique du Brésil), des organisations syndicales et l’Association des hommes d’affaires pour la citoyenneté. D’abord initiés en réaction au Forum socioéconomique de Davos qui réunissait des représentants des pays les plus riches, le FSM s’est rapidement défini comme altermondialiste avec, comme leitmotiv, « Un autre monde est possible ».

Incluant le forum initial, 11 forums sociaux mondiaux ont eu lieux dans différents pays du Sud. Pour la première fois, le FSM aura eu lieu dans un pays de l’hémisphère Nord, à Montréal précisément, du 8 au 14 août 2016. Dès le départ, le comité organisateur de l’événement s’attendait à ce que le centre-ville reçoive une « marée » de personnes. Dans les faits, 35 000 personnes provenant de 120 pays auront participé à l’événement. Plus de mil groupes, représentants de la société civile, s’y sont donnés rendez-vous. En visitant le site de l’organisation du forum, nous pouvons constater que les diverses dimensions de la vie en société y ont été abordées : défense des droits, écologie, paix, lutte à la pauvreté, condition des femmes, coopération, rapprochement interculturel, revenus de base, santé alternative, vie communautaire et vie étudiante, etc.

S’y sont retrouvés aussi plusieurs groupes chrétiens d’ici tels que le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), les Journées sociales du Québec, le Mouvement des travailleuses et travailleurs chrétiens, Développement et Paix, le Réseau œcuménique Justice, Écologie et Paix, le Centre justice et foi, Somos Hermanos (programme d’accompagnement pastoral des travailleurs migrants agricoles), etc. Ces mêmes groupes ont eu l’occasion de se retrouver aussi au Forum mondial théologie et libération qui se déroulait en même temps que le FSM.

À quoi pouvions-nous réalistement nous attendre d’un tel rassemblement? Comme on peut le lire sur la page d’accueil du site, le FSM vise d’abord à rassembler des personnes provenant de groupes de la société civile, d’organisations et de mouvements sociaux « qui souhaitent construire un monde durable et solidaire, où chaque personne et chaque peuple a sa place et peut faire entendre sa voix ». En ce sens, le FSM est la démonstration de l’échec de la « pensée unique » par le partage et la mise en réseaux des pratiques prometteuses en matière de justice, d’équité, d’inclusion, de promotion du bien commun, etc. Pour la première fois, en plus de produire des événements, ateliers et conférences, en 2016 le Forum social mondial s’est distingué en élaborant un calendrier d’actions inspirées du forum. Le défi demeure de garder l’intérêt et la motivation après le forum. C’est dans cet esprit qu’une invitation vous est lancée pour ce vendredi 9 juin à Montréal en vue de l’Assemblée de fondation du Collectif pour la transition sociale mondiale.

En conclusion

Dans les deux textes précédents, sous le même thème, nous avons évoqué le contexte de la construction de la Tour de Radio-Canada. Malheureusement, ce n’est pas le seul cas patent de spoliation de populations vulnérables par des élites politiques et économiques. Pourrions-nous faire aussi mémoire de Mirabel et de Forillon? Et plus récemment, l’enrichissement éhonté d’une élite économique à même les fonds publics ou encore la privatisation du système de santé au Québec, etc.? L’expérience de Développement et Paix et du Forum social mondial, refusant cette logique d’exclusion et de mort, ne démontrent-elles pas, qu’un autre monde est possible? Et nécessaire?

Daniel Pellerin
daniel.pellerin@dsjl.org

Encore aujourd’hui…

Samedi 22 avril, Jour de la terre

 

Encore aujourd’hui…

L’autre matin, arrêtée à la lumière rouge, je vois la portière de la voiture devant moi s’ouvrir. Un jeune homme se penche et dépose un contenant en carton (genre café Tim) sur la chaussée. Comme ça ! La porte se referme et la voiture démarre à la lumière verte. Je n’en revenais pas ! Au rouge suivant, arrêtée à ses côtés, j’ai baissé ma fenêtre, dans un désir de lui dire, poliment, un mot. Mais en vain. Il m’a ignorée. Je voulais simplement lui exprimer mon étonnement qu’un jeune comme lui n’ait pas le réflexe « vert ».

Encore aujourd’hui des individus, de tous âges on le voit, se débarrassent de leurs matières inutiles, sans vergogne, dans l’espace public. Et ce n’est pas rare. On n’a qu’à observer les bords de rues et de terrains avec la fonte des neiges, pour constater l’amoncellement incroyable de détritus de toutes sortes. Ils ne sont pas arrivés là tout seul.

Comment est-ce possible qu’on jette encore à la rue, impunément, les déchets (papiers, cartons, contenants, bouteilles d’eau, et j’en passe), alors que depuis tant d’années, on ne cesse de faire de la sensibilisation et de l’éducation en faveur de l’environnement ? L’environnement c’est tout ce qui nous entoure, c’est nous.

Et je pourrais allonger ainsi la liste des « laideurs » qu’on peut observer.

Heureusement…

Toutefois, je tiens aussi à me réjouir, car des avancées positives sont réalisées, aussi minimes soient-elles, et gigantesques parfois, qui améliorent notre environnement. Je pense spontanément aux plages qu’on s’apprête à ouvrir en bordure du fleuve Saint-Laurent. Qui l’aurait cru après des années de pollution sévère ? Et que dire des bacs de récupérations qui s’enlignent de plus en plus au bord des rues les jours de collecte. L’habitude s’est ancrée peu à peu. Bientôt le compost !

Si en aval on travaille d’arrache-pied à redonner santé à l’environnement, aux cours d’eau et à l’atmosphère, bien sûr, soyons attentifs et vigilants en amont : changeons nos habitudes et notre regard pour favoriser une saine gestion de nos déchets, de notre consommation d’eau, pour poser des gestes conséquents qui nous permettront en premier lieu de jouir d’une meilleure qualité de vie dans un environnement renouvelé, mais aussi et surtout de léguer aux génération futures une terre en bonne santé.

Encore aujourd’hui, il n’est pas trop tard.

Alors, qu’est-ce que je peux changer ?

 

Claire Du Mesnil

 

 

La solitude chez les aînés

La solitude peut être accueillie comme un répit précieux dans une vie bien remplie et tourbillonnante. Mais pour ceux dont c’est le quotidien, jour après jour, mois après mois, sans qu’elle soit choisie, elle peut être une terrible souffrance, surtout quand elle survient alors même que nos capacités diminuent et qu’il devient plus difficile d’en sortir par nos propres moyens. La solitude et l’isolement sont des maux malheureusement en croissance dans toutes les couches de la société. La souffrance des aînés qui en sont victimes se déroule derrière des portes closes, en silence puisqu’il n’y a personne pour l’entendre, et si peu de porte-voix. Il est facile de l’ignorer dans le tourbillon des choses à faire. Mais notre solidarité nous interpelle autrement : et si c’était notre mère qui était ainsi laissée pour compte, sans possibilité de jaser quelques instants avec une personne signifiante, lui portant une réelle et sincère affection? Et si c’était vous?

Lire la suite

La violence, c’est NON!

femme-im

La violence, c’est NON!

La « Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes » débutera le 25 novembre prochain, Journée internationale contre la violence faite aux femmes. Comme chaque année, ces douze jours d’action culmineront avec la commémoration du 6 décembre, en mémoire des 14 jeunes femmes tuées à l’école polytechnique de Montréal. Cet événement tragique fait partie de l’histoire du Québec. Il nous rappelle l’importance d’éduquer nos enfants et nous-mêmes à promouvoir une société juste, dans laquelle tout être humain peut grandir en fonction de ce qu’il ou elle est appelée à être et non en fonction de stéréotypes sexistes promus par le contexte social ambiant (publicité, culture, éducation, rôles sociaux…)

Lire la suite

Ce n’est pas la faute au veau d’or

Pendant qu’à l’autre bout du monde des chrétiens sont persécutés, que des églises sont détruites et que des milliers de fidèles sont en fuite, nous au Québec, où coulent le lait et le miel, nous fermons, vendons ou démolissons nos églises. Il s’agit d’un problème de gros sous. Les ressources financières sont de plus en plus insuffisantes à cause de la désaffectation de fidèles potentiels. Quoi faire ?

Lire la suite