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Greffés pour porter fruit

Et la catéchète dit à son groupe de jeunes qui allait être confirmé : « Par votre baptême, vous êtes comparables à de jeunes pommiers qu’un pomiculteur a greffés. » Il constate avec joie que le greffon est parfaitement soudé au porte-greffe.

Il s’émerveille devant son nouvel arbre fruitier, qui ira rejoindre les grands sur le coteau tout en fleurs. Et baissant le regard sur le petit à ses pieds, bien droit dans son pot, il se dit en lui-même : « Toi aussi, tu seras pommier accompli, un jour, il te sera donné de fleurir et de porter fruit. »

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Elle LE connaissait

OLD-WOMANAujourd’hui, je veux vous parler de Maggi. J’ai lu son histoire, il y a de cela bien longtemps. J’ai oublié et le titre du livre et le nom de l’auteur. Mais je n’ai jamais oublié Maggi. Bien des gens disaient d’elle qu’elle était un caractère. D’autres, plus critiques, disaient qu’elle avait un caractère! Ce qui est certain c’est que Maggi savait ce qu’elle voulait et ce qu’elle ne voulait pas. Et l’une des choses qu’elle ne voulait pas c’était ce qu’elle nommait ‘les affaires de religion’! Dans un rare moment de confidences murmurées à sa voisine, Thérèse, elle avait avoué être née dans une famille où l’on ne parlait pas de religion et on ne faisait pas de religion.

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La joie de l’Évangile… au catéchuménat

ktq-032014J’entends souvent les diocésains dirent : « Ils ont été baptisés, confirmés, eucharistiés et on ne les revoit plus! » J’aimerais vous partager quelques témoignages que j’ai reçus et qui me rendent heureuse, joyeuse, pleine d’espérance.

Marianne a cheminé quelques années chez les Témoins de Jéhovah. Elle a fait une démarche catéchuménale il y a deux ans. Elle s’est réappropriée son baptême, elle a été confirmée dans la foi au Dieu de Jésus-Christ. Aujourd’hui, elle accompagne son fils dans son cheminement de trois ans vers la confirmation de sa foi.

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Appel décisif : « Veux-tu le suivre? »

« Veux-tu le suivre? » Cette question nous est posée à tous en ce temps de Carême. Comme me disait Charles, un adolescent qui est en cheminement vers la confirmation de sa foi, « suivre Jésus, porter une croix à son cou, c’est signifier que je suis prêt à porter le fardeau de l’humanité avec Lui. C’est prendre conscience que le Royaume de Dieu c’est maintenant, si avec le Christ, je lutte contre les injustices, les souffrances, les inégalités, les servitudes de ce monde ».

Cette question est également posée aux catéchumènes qui font une démarche vers leur baptême. En effet, samedi le 23 février prochain, à la célébration eucharistique de 16h30 à la cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, 12 personnes vivront le rite de l’appel décisif et de l’inscription du nom. Ils sont douze, comme le nombre d’apôtres qui suivaient Jésus : Neuf adultes et trois adolescents, provenant de différentes paroisses de notre diocèse.

La célébration de l’appel décisif et de l’inscription du nom est « l’articulation de tout le catéchuménat ». Ce rite inaugure le temps de la purification et de l’illumination des catéchumènes. Nous savons que le catéchuménat est essentiellement un parcours dont l’objectif est de vivre en disciple de Jésus. Or, l’appel décisif est la célébration qui affirme en quelque sorte cette réussite : Ils sont maintenant prêts à vivre en disciples de Jésus. L’Église procède à l’appel décisif c’est-à-dire à l’admission des catéchumènes « jugés aptes », à participer à l’initiation sacramentelle au cours des prochaines fêtes pascales. Cette admission est fondée sur une élection ou un choix opéré par Dieu, au nom duquel agit l’Église. Les candidats, en signe de fidélité à l’appel, inscriront leur nom au registre des futurs baptisés.

Cette célébration exige naturellement une préparation intérieure, un discernement réel et profond afin de poser un regard rétrospectif sur le parcours réalisé. À partir de cette célébration, il n’y a plus aucune référence, dans le rituel, à une quelconque formation à venir. C’est donc dire que, à partir de ce moment, « ceux qui ont été jugés aptes », ont terminé leur catéchèse initiatique. Ils ne seront dorénavant plus des catéchumènes mais des appelés.

Les appelés recevront les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie à la prochaine Veillée pascale, ou à la Pentecôte dans le cas des adolescents.  En ce temps de Carême, monseigneur Gendron procèdera à l’élection de ces personnes qui depuis plusieurs mois cheminent avec d’autres dans la foi. Leur bonheur de croire et leur désir de vivre en Église les ont conduits progressivement et librement  à  donner place à Jésus Christ dans leur vie.

L’invitation est lancée à tous les chrétiens et chrétiennes de prendre part à cette grande fête pascale qui de joie remplit le cœur des nouveaux comme des anciens. Ainsi nous pourrons dire : « Heureux celui qui entend l’appel de Dieu ».

Francine Vincent

J’ai 99 ans et je veux recevoir le baptême

baptêmeIl est d’origine chinoise, a vécu à l’île Maurice et a finalement immigré au Québec avec sa famille, 9 filles et 2 garçons, il y a 40 ans. Yuen Fat Chung, en entrant dans la centième année de sa vie, a émis le désir de recevoir le baptême. Il croit au Dieu de Jésus Christ depuis très longtemps.  Il prie régulièrement avec ses filles. Sa chambre est ornée d’images religieuses. Il croit en la famille, en la vie, aux liens qu’il a créés au fil de sa vie, à l’amour, la justice et la paix. Il vit selon l’Évangile, dans le respect de la dignité de son prochain. Pour lui, être baptisé, c’est dire à Dieu : « Je suis ton enfant depuis toujours et pour toujours ».

Il a choisi le nom de William. Ses petits-enfants – de grands adolescents – s’amusaient à dire : « Will, I am ».

En entendant cela, je me suis rappelée le nom de Dieu, Je suis qui je suis  ou encore Je suis qui je deviendrai…

Yuen Fat continuera de vivre en Dieu, selon sa ressemblance. Il sera pour ceux qui le côtoieront, un signe vivant de l’amour et de la tendresse de Dieu.

William Yuen Fat a été baptisé chez lui, dans sa maison – avec la permission de Mgr Gendron –  par le curé de sa paroisse, l’abbé Jacques Leboeuf.  Il était entouré de sa famille et de quelques amis. Il a choisi une de ses filles pour être sa marraine. C’était beau de les voir ensemble tout au long de la célébration eucharistique au cours de laquelle William a été baptisé, confirmé et eucharistié. Une belle complicité les unissait. La journée s’est poursuivie par une grande fête, le partage d’un repas, une belle convivialité qui rassemblait des frères et sœurs dans le Christ.

Il y a eu beaucoup de bénédictions : Bénédiction de l’eau, bénédiction des personnes présentes, bénédiction du repas, bénédiction de la maison et particulièrement de la chambre de M. Chang. Dans l’Ancien Testament, le terme bénir / Barakh a trois significations : C’est d’abord un grâce que Dieu accorde, c’est un souhait humain pour que Dieu agisse favorablement envers quelqu’un d’autre, et c’est aussi une façon de démontrer la joie de celui qui prend conscience du bonheur d’autrui.  Par toutes ces bénédictions, nous avons reconnu le bien qui se vit dans le cœur de William et de toute sa famille, et nous avons une fois de plus pris conscience de l’amour et de la tendresse de Dieu pour l’humanité.

William Yuen Fat, que Dieu te garde dans son amour et sa bienvaillance, qu’il apaise ton cœur, qu’il te soutienne dans tes fragilités, et qu’il te bénisse.

Francine Vincent