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Les petits bonheurs d’Étienne

*La Semaine des aînés de Longueuil vient de prendre fin. Cette initiative permet de reconnaître la valeur des personnes aînées dans notre société qui, par leur expérience et leur sagesse, enrichissent la vie d’une famille, d’une communauté et même, d’une région. Étienne, un petit garçon de 8 ans, a voulu rendre hommage à ses grands-parents en témoignant sur le lien qui les unit.

Je m’appelle Étienne, j’ai 8 ans. Je suis heureux d’aller chez Papi et Mamie parce que je les aime beaucoup. Quand je dors chez Mamie, elle me lit toujours des histoires avant de faire dodo. Elle est drôle quand elle les raconte. Je la crois tellement qu’il arrive que j’aie peur pour vrai! Le matin, je cours dans sa chambre et je lui dis que j’ai faim. Alors, elle fait mon déjeuner préféré : des toasts en petites fenêtres avec du « Nutella » dessus et des tranches de bananes. C’est vraiment délicieux!

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La famille : un espace d’amour

Il n’est pas facile de parler de la famille aujourd’hui. Il y a, bien sûr, des familles heureuses, mais aussi des familles malheureuses. Il y a des familles prospères et des familles pauvres. La famille est pourtant une réalité merveilleuse et devrait idéalement offrir à tous les membres qui la composent une place de choix, un endroit où l’on se sent bien et dans lequel on est reconnu comme personne dans toute sa richesse. Ce qui fait la beauté d’une famille, ce sont les valeurs qu’elle porte et surtout l’amour qui s’en dégage.

Dans le Livre des Proverbes que l’on retrouve dans l’Ancien Testament, chapitre 15 versets 17, il est écrit : «Mieux vaut un plat de légumes préparé avec amour qu’une viande savoureuse assaisonnée de haine

Je suis toujours émerveillé lorsque j’entends des personnes me parler de leur enfance en me disant comment ils ont été choyés de grandir dans une famille unie. D’autres n’ont malheureusement pas eu cette chance, ce qui leur cause, bien souvent, des blessures qui sont grandes et profondes.

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L’amour est-il encore possible?

Aujourd’hui, en ce 14 février, nous célébrons la Saint-Valentin. Est-il possible encore de vivre l’amour véritable? Y a-t-il des couples qui vivent cette réalité au quotidien? Oui, il y en a encore et vous en connaissez certainement. Si plusieurs couples décident de vivre ensemble sans se marier officiellement, d’autres souhaitent donner un sens à leur union par le sacrement du mariage et ont le désir de s’engager pour toute la vie.

Comme responsable diocésain du mariage, je fais présentement la tournée des sessions de préparation au mariage dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et je vous dirais que je suis agréablement surpris par les couples que je rencontre.

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Un petit homme devant la mort

petit homme devant la mortL’été dernier, un oiseau a perdu la vie en volant à pleine vitesse en direction de la fenêtre de la maison. L’impact a été mortel. Étienne, mon petit-fils de 3 ans, l’a trouvé par terre.  Il entre dans la maison à la course et me dit dans un souffle : « Mamie, dehors il y a un oiseau mort ». Je ramasse l’oiseau, et le dépose dans un sac en plastique.  « Mais Mamie », me dit-il, « tu ne vas pas le mettre dans la poubelle! C’était notre ami – parce que nous donnons régulièrement du pain aux oiseaux – on ne peut le mettre dans une poubelle… il faut l’enterrer.»  La sagesse est innée chez les enfants…

Toute une mise en scène a été préparée pour la mise en terre de l’oiseau. C’était sérieux!  Étienne a creusé un trou, Ariane, sa sœur aînée, a mis l’oiseau dans le trou, et papi a préparé un petit écriteau pour signifier où était enterré l’oiseau.  Ariane dit : « Il faut lui donner un nom! »  « Pourquoi lui donner un nom maintenant, il est mort et on ne l’a pas beaucoup connu», lui dis-je.  « Parce que, quand nous parlerons de lui, on dira pas L’OISEAU, on va dire ÉTOILE », dit-elle.  Et l’oiseau mort reçu le nom d’ÉTOILE.  C’est comme si cette mort faisait maintenant partie de notre vie.

La semaine dernière, mon père était en fin de vie. Il était couché dans un lit bien grand, à l’hôpital. Il respirait avec beaucoup de difficulté. Tout son corps s’étirait à la recherche d’un petit souffle. Il avait les yeux fermés; il semblait dormir ou bien concentrer à survivre. Étienne était est venu le voir avec sa mère.  Étienne était impressionné, il est resté à la porte de la chambre, mais regardait son arrière-grand-père en silence, avec un immense respect.

Dans la chambre, tout à côté, un patient ne cessait de se plaindre et de crier très fort : « Infirmière, infirmière, j’ai besoin d’aide,  infirmière, infirmière, j’ai faim, infirmière, j’ai soif… »  Étienne, après une bonne demie-heure de cris et de plaintes, entre dans la chambre du monsieur et lui dit : «  Chut! Mon grand-papi à moi, il fait dodo! »  L’homme l’a regardé et a dit : « Excuse-moi, je ne le savais pas ». Et on ne l’a plus entendu.

J’ai été très touchée par ce moment de vie.  Un petit garçon garde silence devant la mort, avec un infini respect des passages difficiles à vivre.

« On ne le verra plus grand-papa Georges? », m’a-t-il demandé.
« Non », lui ai-je répondu.
« Mais c’est comme ÉTOILE », dit-il, « on continuera à parler de lui et à
l’aimer »
« C’est ça mon petit homme… et ainsi, il continuera de vivre parmi nous. »