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Les petits bonheurs d’Étienne

*La Semaine des aînés de Longueuil vient de prendre fin. Cette initiative permet de reconnaître la valeur des personnes aînées dans notre société qui, par leur expérience et leur sagesse, enrichissent la vie d’une famille, d’une communauté et même, d’une région. Étienne, un petit garçon de 8 ans, a voulu rendre hommage à ses grands-parents en témoignant sur le lien qui les unit.

Je m’appelle Étienne, j’ai 8 ans. Je suis heureux d’aller chez Papi et Mamie parce que je les aime beaucoup. Quand je dors chez Mamie, elle me lit toujours des histoires avant de faire dodo. Elle est drôle quand elle les raconte. Je la crois tellement qu’il arrive que j’aie peur pour vrai! Le matin, je cours dans sa chambre et je lui dis que j’ai faim. Alors, elle fait mon déjeuner préféré : des toasts en petites fenêtres avec du « Nutella » dessus et des tranches de bananes. C’est vraiment délicieux!

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Tsunamis 2

 

Tsunamis 2 *

1973, un raz de marée de 105 mètres.

En février dernier on apprenait que la Tour de Radio-Canada à Montréal était officiellement à vendre. Cette décision fait remonter à la mémoire bien des souffrances vécues par les familles et la communauté expropriées au début des années 1960 afin que soit réalisé la construction de cette tour de 24 étages. Selon les archives de la Ville de Montréal, 5 000 personnes furent déplacées du quartier communément appelé le « Faubourg à m’lasse »[1]. « La démolition des immeubles débute à l’automne 1963 et s’échelonnera sur plusieurs mois. Quelque 678 logements, 12 épiceries, 13 restaurants, huit garages et une vingtaine d’usines disparaîtront. Les familles délogées recevront de la Ville 12,50 $ par pièce que comptait leur habitation[2] ».

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Tsunamis

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Tsunamis[1]

Le texte qui suit, est tiré de la Revue Appoint, numéro de Septembre 2016. Adapté pour le présent blogue, il dresse le portrait de trois événements majeurs qui suggèrent qu’il est possible, malgré les apparences, de s’engager sur des voies qui ouvrent à la vie.

1ère partie

« Dimanche matin, en date du 26
Il était huit heures quand la terre a tremblé.
À neuf heures la vague est montée
La vague a frappé elle a tout emporté[2] ».

C’est la plainte que traine le chant d’une femme suite au tsunami qui a frappé l’Indonésie il y a maintenant plus de dix ans. Tsunami, un mot évocateur, presqu’un nom tellement on peut se le représenter comme une bête surgissant de l’océan et dévorant tout sur son passage. Surtout quand on se remémore celui qui a succédé au séisme du 26 décembre 2004 dans l’océan Indien au large de l’île de Sumatra. Imaginez une vague pouvant atteindre 30 mètres de hauteur se précipitant sur des plages à plusieurs centaines de kilomètres à l’heure, arrachant tout ce qui lui fait obstacle et rasant toute vie. Les gens qui l’ont vu venir, touristes et riverains n’ont pas eu le temps de s’y soustraire. Des images montrent des gens paralysés, à la vue du monstre ou, d’autres encore, courant vers le rivage. On imagine facilement l’horreur de ce qui a pu leur arrivé. De tous les pays bordant l’Océan Indien, c’est l’Indonésie qui fut frappée le plus durement avec 168 000 pertes humaines sur un total de 250 000 pour toute la région. Des familles presque complètement décimées, des villages rayés de la carte. Pour les survivants, effondrement et désolation.

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Développement et Paix face au terrorisme

Depuis plusieurs mois maintenant, nous entendons parler de l’action terroriste menée par des mouvements islamistes tels que l’État islamique et Boko Haram. Les médias nous présentent sous tous les angles les horreurs dont ceux-ci se rendent coupables. Les analyses qui en sont faites montrent l’ampleur du phénomène et sa progression fulgurante. Les attentats contre des populations chrétiennes au Moyen-Orient, l’équipe de rédaction de Charlie Hebdo, des militaires canadiens, et plus près de nous les attentats à Saint-Jean-sur-Richelieu et au parlement d’Ottawa, nous ont fait réaliser que nous étions désormais en guerre. En fallait-il plus pour justifier l’urgence d’intervenir militairement?

Par contre, en portant davantage l’attention sur les exactions commises par des islamistes intégristes, ce qui a pour effet d’engendrer un état de panique générale, on perd en même temps un peu de notre capacité à considérer la situation de manière plus objective, à faire une analyse en profondeur qui prenne en compte la complexité de la situation. Entre autres éléments, la responsabilité des pays occidentaux dans la radicalisation de cohortes d’islamistes prêts à mourir pour leur cause.

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« Une seule famille humaine, de la nourriture pour tous »

 

Un enfant somalien à son arrivée au camp de réfugiés de Dadaap au Kenya.

Un enfant somalien à son arrivée au camp de réfugiés de Dadaap au Kenya.

En 1967, plusieurs se souviendront qu’il y a eu la guerre du Biafra. Une guerre qui dura trois ans et qui jeta cette région du Nigéria dans une complète désolation. À l’école, l’animateur de pastorale sensibilisait les élèves à ce drame humain terrible et nous invitait à souscrire à une campagne d’aide humanitaire. Je me rappelle encore à quel point j’avais été ébranlé à la vue des ces jeunes enfants au corps abominablement décharné. La peau sur les os. J’ai été marqué à vie par la souffrance inscrite dans leur corps comme dans leur regard. Comment un enfant pouvait-il demeurer insensible à la souffrance d’un autre?

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