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Quatre temps d’Avent

 

Poème AventI’m dreaming of a white Christmas…
Décembre témoigne de l’hiver qui s’annonce
Noël se fait languir et s’ouvre peut-être par sa grand’messe
Qu’est-ce que ce temps ? Nous attendons une réponse…

Enfarinés par les festivités
Sursollicités par la commercialité
Qu’est-ce que ce temps ? Déposons-nous dans l’amour de Dieu
Pour que le souffle de l’Esprit nous révèle le Fils en son lieu

Marie dans son cœur a dit oui
Et Joseph dans un songe a aussi compris
Ensembles, ils marchent vers la vie
En ce chemin inconnu qui mène vers le Messie

Comme eux, partons dans ce sentier où Il nous attendra
Sous le signe de la lumière ce bébé naissant sera
Prenons ce temps d’attente pour comprendre le chemin
L’arrivée du Christ nous donnera l’espoir jusqu’à la fin

Poème de Céline Wakil

Marchons ensemble, pour une foi !

Marchons ensemble pour une foiLe 1er décembre prochain, notre diocèse vivra, pour une première fois, une journée de rencontre avec les mouvements et groupements présents dans notre Église diocésaine, au centre communautaire Saint-François-de-Sales, en la paroisse La Visitation.

C’est dans le cadre de l’année de la foi que notre évêque, Mgr Lionel Gendron, a voulu tous les réunir : groupes de jeunes, spirituels, sociaux, etc. Avec les différentes équipes diocésaines (les services à la mission, les régions et le bureau de l’évêque), Notre évêque désire prendre connaissance de leur réalité vécue (joies, défis et espérances) et leur parler de la mission dans l’optique de la nouvelle évangélisation. Ils seront appelés à se prononcer à ce sujet.

Les mouvements et groupements sont précieux pour la vie de l’Église, car ils font fructifier la foi de tous les croyants, par leur implication dans le monde. Les mouvements sont une richesse pour les chrétiens qui peuvent y puiser un sens pour approfondir concrètement leur baptême, par la prière et l’engagement. Ces groupements sont aussi essentiels pour les non-chrétiens qui à leur tour peuvent entendre parler de Jésus-Christ et voir les fruits de l’Évangile. Collectivement, tous qui y gagnent !

Profitons de l’occasion pour tisser des liens et marcher ensemble, pour une première fois !

Vatican II.0

Vatican IIL’expression 2.0 fait référence à une version améliorée d’un système. Le concile a 50 ans cette année, il est loin d’être une jeunesse cependant par rapport à 2000 ans d’histoire de l’Église, c’est relativement récent. Vatican II s’est voulu une mise à jour de l’Église afin de parler aux gens d’aujourd’hui. Tout ce qu’il contient résonne encore en nous en 2012.

Le concile semble s’adresser à des érudits, des théologiens ce qui est faux car il rejoint aussi tout homme et femme de bonne volonté, jeune et moins jeune. Que leur dit-il ? Une partie du message de clôture de Paul VI l’illustre, il est destiné directement aux jeunes de l’époque mais également à tous :

«C’est à vous enfin, jeunes gens et jeunes filles du monde entier, que le Concile veut adresser son dernier message. Car c’est vous qui allez recueillir le flambeau des mains de vos aînés et vivre dans le monde au moment des plus gigantesques transformations de son histoire. C’est vous qui, recueillant le meilleur de l’exemple et de l’enseignement de vos parents et de vos maîtres, allez former la société de demain.»1

Jeunes et moins jeunes, profitons de l’élan de l’année de la foi pour découvrir ou redécouvrir les richesses du concile Vatican II, que ce soit par ses textes, les activités diocésaines qui vous sont offertes ou par la prière. Nous pourrons ainsi vivre et dire l’Évangile de Jésus-Christ par l’aggiornamento de l’Église proposé par Jean XXIII.

Le diocèse de Lyon a mis en ligne ce vidéo que je vous invite à visionner et qui m’a inspiré ce billet.

Céline Wakil

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1 http://www.vatican.va/

Réflexions sur l’Action de grâces et l’année de la foi

Action de grâces et l'année de la foiNous venons de célébrer l’Action de grâces, un moment pour les chrétiens, qui permet de souligner « la fin de l’été [et] la période des récoltes »¹  . Comme son nom l’indique, c’est un temps d’arrêt pour remercier et prier Dieu pour l’abondance reçue. ²

Jeudi le 11 octobre marquera le 50e anniversaire de Vatican II, pour l’occasion le pape Benoit XVI a proclamé l’année de la foi. Malgré ses 50 ans, Vatican II continue de renouveler l’Église, par la prière, la recherche et l’intégration de ses textes. Il nous faut suivre ses chemins, par devoir envers notre foi reçue. La foi qui nous habite est éclairée par l’Esprit Saint, celui-même qui a guidé les pères conciliaires et qui guidera nos évêques présentement en Synode sur la Nouvelle évangélisation.

Nous en entendons de plus en plus parler . Ce n’est pas un nouveau concept, une nouvelle révélation. C’est plutôt directement en continuité avec Vatican II où il y a une mise à jour de l’Église et de sa manière de parler de Jésus-Christ au monde.

Ce qui est nouveau, ce doit être notre manière de vivre l’Évangile, comme cela aurait dû toujours l’être. Vivre l’Évangile, c’est un désir de se donner totalement, par amour de la personne qui se trouve devant nous, par amour d’être une créature de Dieu, désirée et voulue par Lui. Vivre l’Évangile est simple, mais demandant, car nous sommes appelés à nous dépasser comme humain et tendre vers Dieu.

Ainsi, en ce temps d’Action de grâces et de célébrations, prenons le temps d’accueillir la bienveillance de Dieu qui nous est donnée pour la partager au nom de notre foi pour vivre l’Évangile.

 

Céline Walkil
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¹Institute de la Famille – Office de  catéchèse du Québec. Au rythmne de la vie familiale. L’expérience chrétienne. Fides, Médiaspaul, 2004, p. 101.

²Ibid, p. 101.

Quand Amnistie International s’en mêle…

Nous en sommes à une 12e semaine de grève et les étudiants sont toujours dans la rue à clamer la justice et l’accessibilité universelle de ce droit qui est l’éducation. Ça fait plus d’une fois que j’écris sur notre blogue à ce sujet et je considère, encore plus aujourd’hui que ma foi et mon espérance me propulse dans cet engagement où sévit un conflit. Mon espérance au dialogue réciproque et ajusté est forte. Le débat est beaucoup plus grand que celui de frais de scolarité, il s’agit d’un projet de société que notre État n’a pas.

Notre gouvernement n’agit pas en faveur du bien commun, il semble avoir une tendance à la réélection. Comme chrétiens, nous avons le devoir et la responsabilité d’agir pour l’épanouissement du bien commun et celui-ci n’a pas une durée de vie limitée ! Il est pour toutes les générations, celles à venir et celles présentes. Celles qui ont passées avant nous ont su profiter d’un système mis en place pour l’épanouissement de la nation. Il n’y a aucune raison que cette avancée doive reculer !

Agir au nom de sa foi est mettre en place la vérité, la justice, la liberté et la charité. Quand des policiers brisent des manifestations de manières violentes, quand des jeunes (étudiants ou non) procèdent pour créer le trouble, nous ne servons pas la justice. Je dis nous, car cela nous concerne tous, jeunes comme moins jeunes, vieux comme moins vieux.

« Amnistie internationale Canada francophone reconnait le droit des manifestants de vouloir protéger pacifiquement le droit à l’éducation. Amnistie rappelle sa préoccupation face à la hausse des frais de scolarité, qui porterait atteinte à la progressivité vers une accessibilité à tous et toutes au cursus universitaire, telle que l’entendent des observations générales sur le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels auquel le Canada est partie » (http://amnistie.ca/site/index.php?option=com_content&view=article&id=17539%3Aconflit-etudiant–amnistie-internationale-canada-francophone-est-serieusement-preoccupee-par-les-atteintes-au-droit-de-manifester-pacifiquement-&catid=27%3Acommuniqulocaux&Itemid=73).

Vous pouvez être pour ou contre la hausse des frais de scolarité, pour ou contre la grève, mais vous ne pouvez pas être contre le bien commun : c’est l’avenir que nous mettons en péril, le nôtre et celui de nos enfants. Un pays où l’éducation est minée est un chemin qui se pave vers l’ignorance.

Soyons responsables, soyons au courant de ce que le gouvernement et les étudiants font et posent comme acte, car l’ignorance d’une situation est une porte ouverte à la manipulation.

Céline Wakil