Samedi 22 avril, Jour de la terre

 

Encore aujourd’hui…

L’autre matin, arrêtée à la lumière rouge, je vois la portière de la voiture devant moi s’ouvrir. Un jeune homme se penche et dépose un contenant en carton (genre café Tim) sur la chaussée. Comme ça ! La porte se referme et la voiture démarre à la lumière verte. Je n’en revenais pas ! Au rouge suivant, arrêtée à ses côtés, j’ai baissé ma fenêtre, dans un désir de lui dire, poliment, un mot. Mais en vain. Il m’a ignorée. Je voulais simplement lui exprimer mon étonnement qu’un jeune comme lui n’ait pas le réflexe « vert ».

Encore aujourd’hui des individus, de tous âges on le voit, se débarrassent de leurs matières inutiles, sans vergogne, dans l’espace public. Et ce n’est pas rare. On n’a qu’à observer les bords de rues et de terrains avec la fonte des neiges, pour constater l’amoncellement incroyable de détritus de toutes sortes. Ils ne sont pas arrivés là tout seul.

Comment est-ce possible qu’on jette encore à la rue, impunément, les déchets (papiers, cartons, contenants, bouteilles d’eau, et j’en passe), alors que depuis tant d’années, on ne cesse de faire de la sensibilisation et de l’éducation en faveur de l’environnement ? L’environnement c’est tout ce qui nous entoure, c’est nous.

Et je pourrais allonger ainsi la liste des « laideurs » qu’on peut observer.

Heureusement…

Toutefois, je tiens aussi à me réjouir, car des avancées positives sont réalisées, aussi minimes soient-elles, et gigantesques parfois, qui améliorent notre environnement. Je pense spontanément aux plages qu’on s’apprête à ouvrir en bordure du fleuve Saint-Laurent. Qui l’aurait cru après des années de pollution sévère ? Et que dire des bacs de récupérations qui s’enlignent de plus en plus au bord des rues les jours de collecte. L’habitude s’est ancrée peu à peu. Bientôt le compost !

Si en aval on travaille d’arrache-pied à redonner santé à l’environnement, aux cours d’eau et à l’atmosphère, bien sûr, soyons attentifs et vigilants en amont : changeons nos habitudes et notre regard pour favoriser une saine gestion de nos déchets, de notre consommation d’eau, pour poser des gestes conséquents qui nous permettront en premier lieu de jouir d’une meilleure qualité de vie dans un environnement renouvelé, mais aussi et surtout de léguer aux génération futures une terre en bonne santé.

Encore aujourd’hui, il n’est pas trop tard.

Alors, qu’est-ce que je peux changer ?

 

Claire Du Mesnil