Aujourd’hui, en ce 14 février, nous célébrons la Saint-Valentin. Est-il possible encore de vivre l’amour véritable? Y a-t-il des couples qui vivent cette réalité au quotidien? Oui, il y en a encore et vous en connaissez certainement. Si plusieurs couples décident de vivre ensemble sans se marier officiellement, d’autres souhaitent donner un sens à leur union par le sacrement du mariage et ont le désir de s’engager pour toute la vie.

Comme responsable diocésain du mariage, je fais présentement la tournée des sessions de préparation au mariage dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et je vous dirais que je suis agréablement surpris par les couples que je rencontre.

Les partenaires ont une soif de mieux comprendre la nature de leur engagement et désirent que leur mariage puisse durer toujours. Bien sûr, on dénombre moins de mariage qu’autrefois, mais ceux et celles qui viennent suivre la session souhaitent voir leur projet réussir.

Nous avons la joie d’avoir, dans notre diocèse, des couples d’expérience qui animent ces sessions, et leur témoignage sur leur vie à deux est souvent beaucoup plus éloquent que toutes les paroles qu’ils pourraient dire. Humainement parlant, il est difficile de réussir le grand défi du mariage, il faut se le dire. Par nous-mêmes, ça l’est d’autant plus, mais avec le secours de la grâce divine, ça devient possible.

Jésus à Cana, en Galilée, alors qu’il était à une noce et qu’il n’y avait plus de vin, a sauvé ce mariage en changeant l’eau des jarres en vin nouveau. De l’impossible, il a fait surgir le possible. Est-ce que Jésus, maître de l’impossible, fait partie de notre aventure de couple et de famille? Avons-nous recours à lui dans les moments difficiles, dans les tempêtes que nous pouvons parfois traverser? Le mariage est une vocation à l’amour et il est nécessaire que le couple s’investisse dans cette belle et merveilleuse aventure. Ma mère me disait souvent que son premier amour était Dieu, et qu’en puisant à cette source, elle pouvait se donner et aimer son conjoint et ses enfants. Elle avait raison. N’oublions jamais que le socle de la famille, c’est le couple. Si l’amour, le respect, le pardon, la tendresse, l’écoute, la compréhension et la joie sont au rendez-vous, le reste suivra…

En ce jour de la Saint-Valentin, je laisse monter ma prière vers le Dieu d’amour et de tendresse pour tous les couples de la terre, mariés ou non mariés officiellement. Que Dieu réconforte les couples blessés, qu’il porte sa lumière au sein de la souffrance et de l’incompréhension et que l’espérance puisse jaillir au sein même de l’impossible.

Chers couples, j’ai la conviction que Dieu vous souhaite lui-même une bonne Saint-Valentin.