Un saint près de nous

J’ai lu d’un trait cette belle et bouleversante histoire de Frère François-Marie, franciscain de l’Emmanuel. Un nom qui ne m’était pas inconnu puisqu’une de mes collègues, Ginette Boucher, a eu le privilège de travailler avec lui à plusieurs reprises, entre autres lors des Itinéraires spirituels et des journées préparatoires à la JMJ. Elle en témoignage d’ailleurs avec beaucoup de chaleur dans l’ouvrage écrit par la sœur de François-Marie, Anne Garon.

C’est une belle histoire, car on suit avec intérêt le parcours de ce gars bien de chez nous, animé d’une foi débordante et d’un grand souci pour les êtres humains. François-Marie, comme un phare dans la nuit qui éclaire par son exemple et son humanité la route de tant de gens, dont beaucoup de jeunes. Mais aussi une histoire bouleversante, à cause de son décès dans la force de l’âge, de son intensité dans l’action, de son esprit de pauvreté, mais également pour son itinéraire, lui grand chercheur de vérité qui a emprunté des chemins parfois étranges pour trouver Dieu.

« Mes frères, (…) nous devons fixer notre regard sur le Christ. Lui la lumière véritable. Ce faisant, nous deviendrons nous aussi de petites lumières qui pourront éclairer nos autres frères et sœurs qui sont dans l’obscurité et qui ont besoin de nous. Car chacun de nous est une étoile, qui éclaire, oriente et conduit les hommes vers le Christ… » p. 13

Tel un testament spirituel, ce sont là parmi les dernières paroles prononcées par Frère François Marie, au moment des vêpres, à quelques heures de la crise qui l’emportera auprès du Père, le 8 janvier 2012.

François-Marie aura vécu jusqu’au bout et intensément sa mission d’apporter la bonne Nouvelle auprès de ceux et celles qu’il côtoyaient. Il n’a pas eu un parcours facile pour déceler sa voie, mais il s’est donné entièrement. Certainement qu’on pourrait le décrire comme un saint de notre temps; à la manière des grandes figures de l’Église qui étaient proches des petits et des pauvres : bien sûr, François d’Assise, saint patron de sa communauté, mais également Mère Theresa, Jean Vanier, Marguerite d’Youville et combien d’autres.

François-Marie aura vécu jusqu’au bout et intensément sa mission d’apporter la bonne Nouvelle auprès de ceux et celles qu’il côtoyaient. Il n’a pas eu un parcours facile pour déceler sa voie, mais il s’est donné entièrement. Certainement qu’on pourrait le décrire comme un saint de notre temps; à la manière des grandes figures de l’Église qui étaient proches des petits et des pauvres : bien sûr, François d’Assise, saint patron de sa communauté, mais également Mère Theresa, Jean Vanier, Marguerite d’Youville et combien d’autres.

p.s. On peut se procurer l’ouvrage Comme une flûte de roseau en s’adressant à Ginette Boucher : 450-679-1100 ou ginette.boucher@le-blogue.dsjl.org

Communiqué de l’éditeur

Né dans une famille québécoise des années 1950, François, après une adolescence secouée par un grand désir de vérité et d’authenticité, rejoint les Moonies. Au terme de mille et une mésaventures dans la secte, il en sort lessivé, mais dans le creuset de l’épreuve, il fait la rencontre du Christ. Il rallie alors les frères franciscains chez lesquels, de Verdun au Cameroun en passant par New York, il acquiert un rayonnement digne des grands consacrés à Dieu.

Anne Garon livre ici une biographie passionnante de son frère, décédé en odeur de sainteté au Cameroun en 2012. En alternant les passages narratifs et les témoignages de ceux et celles qui ont croisé la route de frère François-Marie, elle met entre les mains du grand public un exposé simple et émouvant de la vie et de l’œuvre d’un religieux québécois bien de notre temps.

Comme une flûte de roseau
par Anne Garon;
Édition Novalis 2015