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Au nom de la foi, prenons une pause!

 

En cette fin juin, l’été est déjà à nos portes. Si vous êtes comme moi, vous n’avez pas vu venir la belle saison. Plus on vieillit, plus la vie se déroule en accéléré; on dirait que le temps passe trop vite. C’est le métro, boulot, dodo quotidien pour bien des gens. Le week-end n’est guère plus reposant, particulièrement pour les jeunes familles, dont l’horaire déterminé des activités sportives et artistiques de toute la maisonnée rend l’emploi du temps tout aussi occupé que celui des autres jours. Les obligations qui se multiplient et les responsabilités quotidiennes leur laissent très peu de temps pour souffler et contempler ce qui les entoure. Bien souvent, malgré une bonne volonté à vouloir passer du bon temps, on ne profite pas suffisamment de la vie, voulant répondre au rythme soutenu qu’impose la société de performance. Cette pression continuelle peut, après un certain temps, engendrer des impacts néfastes pour les individus et les familles. À l’épuisement et à la tension constante s’ajoute la perte d’une vie spirituelle ou, du moins, l’absence ou la rareté de moments d’intériorisation.

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La fête des pères

 

Je suis papa depuis plus de 15 ans et, avec mon épouse, nous avons eu la chance d’avoir trois beaux enfants. Le modèle du papa a beaucoup changé depuis les dernières années. Quand je pense à mon père, il n’était même pas présent dans la salle d’accouchement, il faisait les 100 pas dans le couloir, attendant l’annonce de la bonne nouvelle. Dommage qu’il ait manqué quelque chose d’aussi formidable! Et, lorsqu’il était à la maison, je suis convaincu que mon père n’a jamais changé mes couches! La plupart des mères étaient reines au foyer, elles s’occupaient de tout à la maison et les pères étaient les pourvoyeurs, apportant la subsistance pour toute la maisonnée. C’était le modèle de cette époque. Comme si les enfants relevaient entièrement de la mère pour leur éducation et leurs soins quotidiens.

Aujourd’hui, les pères ont transformé leurs habitudes et développé, pour ainsi dire, leur fibre maternelle. Pas si facile cette transformation!

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Tsunamis (partie 3 et conclusion)

 

* Ce texte est tiré de la Revue Appoint, numéro de septembre 2016. Adapté pour le présent blogue, il dresse le portrait de trois événements majeurs qui suggèrent qu’il est possible, malgré les apparences, de s’engager sur des voies qui ouvrent à la vie.

Un courant chaud parti du Brésil

Fatigués de ne pas se sentir concernés par les décideurs politiques et économiques, d’être confrontés à un système qui ne favorise que les acteurs majeurs du néolibéralisme ambiant, des organisations de la société civile ont initié le premier Forum social mondial (FSM) en 2001 dans la ville de Porto Allegre au Brésil en 2001. Parmi les organisateurs de l’événement on retrouvait entre autres, le Mouvement des sans terre, l’Association pour la taxation des transactions financières et l’action citoyenne, La Commission Justice et Paix (Église catholique du Brésil), des organisations syndicales et l’Association des hommes d’affaires pour la citoyenneté. D’abord initiés en réaction au Forum socioéconomique de Davos qui réunissait des représentants des pays les plus riches, le FSM s’est rapidement défini comme altermondialiste avec, comme leitmotiv, « Un autre monde est possible ».

Incluant le forum initial, 11 forums sociaux mondiaux ont eu lieux dans différents pays du Sud. Pour la première fois, le FSM aura eu lieu dans un pays de l’hémisphère Nord, à Montréal précisément, du 8 au 14 août 2016. Dès le départ, le comité organisateur de l’événement s’attendait à ce que le centre-ville reçoive une « marée » de personnes. Dans les faits, 35 000 personnes provenant de 120 pays auront participé à l’événement. Plus de mil groupes, représentants de la société civile, s’y sont donnés rendez-vous. En visitant le site de l’organisation du forum, nous pouvons constater que les diverses dimensions de la vie en société y ont été abordées : défense des droits, écologie, paix, lutte à la pauvreté, condition des femmes, coopération, rapprochement interculturel, revenus de base, santé alternative, vie communautaire et vie étudiante, etc.

S’y sont retrouvés aussi plusieurs groupes chrétiens d’ici tels que le Comité d’action contre la traite humaine interne et internationale (CATHII), les Journées sociales du Québec, le Mouvement des travailleuses et travailleurs chrétiens, Développement et Paix, le Réseau œcuménique Justice, Écologie et Paix, le Centre justice et foi, Somos Hermanos (programme d’accompagnement pastoral des travailleurs migrants agricoles), etc. Ces mêmes groupes ont eu l’occasion de se retrouver aussi au Forum mondial théologie et libération qui se déroulait en même temps que le FSM.

À quoi pouvions-nous réalistement nous attendre d’un tel rassemblement? Comme on peut le lire sur la page d’accueil du site, le FSM vise d’abord à rassembler des personnes provenant de groupes de la société civile, d’organisations et de mouvements sociaux « qui souhaitent construire un monde durable et solidaire, où chaque personne et chaque peuple a sa place et peut faire entendre sa voix ». En ce sens, le FSM est la démonstration de l’échec de la « pensée unique » par le partage et la mise en réseaux des pratiques prometteuses en matière de justice, d’équité, d’inclusion, de promotion du bien commun, etc. Pour la première fois, en plus de produire des événements, ateliers et conférences, en 2016 le Forum social mondial s’est distingué en élaborant un calendrier d’actions inspirées du forum. Le défi demeure de garder l’intérêt et la motivation après le forum. C’est dans cet esprit qu’une invitation vous est lancée pour ce vendredi 9 juin à Montréal en vue de l’Assemblée de fondation du Collectif pour la transition sociale mondiale.

En conclusion

Dans les deux textes précédents, sous le même thème, nous avons évoqué le contexte de la construction de la Tour de Radio-Canada. Malheureusement, ce n’est pas le seul cas patent de spoliation de populations vulnérables par des élites politiques et économiques. Pourrions-nous faire aussi mémoire de Mirabel et de Forillon? Et plus récemment, l’enrichissement éhonté d’une élite économique à même les fonds publics ou encore la privatisation du système de santé au Québec, etc.? L’expérience de Développement et Paix et du Forum social mondial, refusant cette logique d’exclusion et de mort, ne démontrent-elles pas, qu’un autre monde est possible? Et nécessaire?

Daniel Pellerin
daniel.pellerin@dsjl.org

Les petits bonheurs d’Étienne

*La Semaine des aînés de Longueuil vient de prendre fin. Cette initiative permet de reconnaître la valeur des personnes aînées dans notre société qui, par leur expérience et leur sagesse, enrichissent la vie d’une famille, d’une communauté et même, d’une région. Étienne, un petit garçon de 8 ans, a voulu rendre hommage à ses grands-parents en témoignant sur le lien qui les unit.

Je m’appelle Étienne, j’ai 8 ans. Je suis heureux d’aller chez Papi et Mamie parce que je les aime beaucoup. Quand je dors chez Mamie, elle me lit toujours des histoires avant de faire dodo. Elle est drôle quand elle les raconte. Je la crois tellement qu’il arrive que j’aie peur pour vrai! Le matin, je cours dans sa chambre et je lui dis que j’ai faim. Alors, elle fait mon déjeuner préféré : des toasts en petites fenêtres avec du « Nutella » dessus et des tranches de bananes. C’est vraiment délicieux!

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La famille : un espace d’amour

Il n’est pas facile de parler de la famille aujourd’hui. Il y a, bien sûr, des familles heureuses, mais aussi des familles malheureuses. Il y a des familles prospères et des familles pauvres. La famille est pourtant une réalité merveilleuse et devrait idéalement offrir à tous les membres qui la composent une place de choix, un endroit où l’on se sent bien et dans lequel on est reconnu comme personne dans toute sa richesse. Ce qui fait la beauté d’une famille, ce sont les valeurs qu’elle porte et surtout l’amour qui s’en dégage.

Dans le Livre des Proverbes que l’on retrouve dans l’Ancien Testament, chapitre 15 versets 17, il est écrit : «Mieux vaut un plat de légumes préparé avec amour qu’une viande savoureuse assaisonnée de haine

Je suis toujours émerveillé lorsque j’entends des personnes me parler de leur enfance en me disant comment ils ont été choyés de grandir dans une famille unie. D’autres n’ont malheureusement pas eu cette chance, ce qui leur cause, bien souvent, des blessures qui sont grandes et profondes.

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De la joie d’être mère

 

« Bonne fête des mères! » Ces mots prononcés si souvent ont une nouvelle signification pour moi cette année. Dans l’attente de mon premier enfant, je réalise déjà un peu mieux ce que signifie l’amour d’un parent pour son enfant, l’amour d’une mère pour son bébé.

Le grand bonheur d’attendre un enfant au Québec en 2017, c’est de pouvoir accéder facilement et gratuitement à une source infinie d’informations pertinentes sur le développement, la santé, la nutrition et l’apprentissage des bébés. Le grand défi des nouveaux parents en 2017? Savoir se détacher du surplus d’information!

Internet facilite grandement la vie de tous et chacun depuis déjà plusieurs années, mais avec son développement exponentiel, il nous cause également de nouveaux soucis. Il est parfois difficile de dissocier le vrai du faux et encore plus ardu de ne pas se laisser influencer par les réseaux sociaux. Nous vivons à une époque où ces derniers sont rois : bien paraître sur les réseaux sociaux, c’est avoir du succès.

Cette apparence de perfection que laisse croire la plupart des gens met une grande pression sur les nouveaux parents. Plutôt que de se comparer avec ses proches, la mère de 2017 a une fenêtre pour se mesurer à toutes les « meilleures » mères du monde.

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