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Les petits bonheurs d’Étienne

*La Semaine des aînés de Longueuil vient de prendre fin. Cette initiative permet de reconnaître la valeur des personnes aînées dans notre société qui, par leur expérience et leur sagesse, enrichissent la vie d’une famille, d’une communauté et même, d’une région. Étienne, un petit garçon de 8 ans, a voulu rendre hommage à ses grands-parents en témoignant sur le lien qui les unit.

Je m’appelle Étienne, j’ai 8 ans. Je suis heureux d’aller chez Papi et Mamie parce que je les aime beaucoup. Quand je dors chez Mamie, elle me lit toujours des histoires avant de faire dodo. Elle est drôle quand elle les raconte. Je la crois tellement qu’il arrive que j’aie peur pour vrai! Le matin, je cours dans sa chambre et je lui dis que j’ai faim. Alors, elle fait mon déjeuner préféré : des toasts en petites fenêtres avec du « Nutella » dessus et des tranches de bananes. C’est vraiment délicieux!

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La famille : un espace d’amour

Il n’est pas facile de parler de la famille aujourd’hui. Il y a, bien sûr, des familles heureuses, mais aussi des familles malheureuses. Il y a des familles prospères et des familles pauvres. La famille est pourtant une réalité merveilleuse et devrait idéalement offrir à tous les membres qui la composent une place de choix, un endroit où l’on se sent bien et dans lequel on est reconnu comme personne dans toute sa richesse. Ce qui fait la beauté d’une famille, ce sont les valeurs qu’elle porte et surtout l’amour qui s’en dégage.

Dans le Livre des Proverbes que l’on retrouve dans l’Ancien Testament, chapitre 15 versets 17, il est écrit : «Mieux vaut un plat de légumes préparé avec amour qu’une viande savoureuse assaisonnée de haine

Je suis toujours émerveillé lorsque j’entends des personnes me parler de leur enfance en me disant comment ils ont été choyés de grandir dans une famille unie. D’autres n’ont malheureusement pas eu cette chance, ce qui leur cause, bien souvent, des blessures qui sont grandes et profondes.

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De la joie d’être mère

 

« Bonne fête des mères! » Ces mots prononcés si souvent ont une nouvelle signification pour moi cette année. Dans l’attente de mon premier enfant, je réalise déjà un peu mieux ce que signifie l’amour d’un parent pour son enfant, l’amour d’une mère pour son bébé.

Le grand bonheur d’attendre un enfant au Québec en 2017, c’est de pouvoir accéder facilement et gratuitement à une source infinie d’informations pertinentes sur le développement, la santé, la nutrition et l’apprentissage des bébés. Le grand défi des nouveaux parents en 2017? Savoir se détacher du surplus d’information!

Internet facilite grandement la vie de tous et chacun depuis déjà plusieurs années, mais avec son développement exponentiel, il nous cause également de nouveaux soucis. Il est parfois difficile de dissocier le vrai du faux et encore plus ardu de ne pas se laisser influencer par les réseaux sociaux. Nous vivons à une époque où ces derniers sont rois : bien paraître sur les réseaux sociaux, c’est avoir du succès.

Cette apparence de perfection que laisse croire la plupart des gens met une grande pression sur les nouveaux parents. Plutôt que de se comparer avec ses proches, la mère de 2017 a une fenêtre pour se mesurer à toutes les « meilleures » mères du monde.

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L’amour et la fraternité au coeur de la mission des Porteurs d’espérance

Chaque année, quand les grands froids de l’hiver reprennent, les médias présentent des reportages sur les sans-abris puis, rapidement, ces personnes sans domicile fixe tombent dans l’oubli jusqu’à l’hiver suivant. Les itinérants sont souvent dépourvus de capacités pour combler leurs besoins de base et pour mener une vie normale, ce qui entraîne souvent le rejet de leurs proches ou le maintien d’un isolement, si les liens familiaux sont depuis longtemps coupés avec leur réseau.

Heureusement, il existe des organismes comme Les Porteurs d’espérance qui a pour mission d’accueillir ces individus, peu importe leurs conditions physiques, mentales ou sociales et de les aider à se reprendre en mains. Issu d’une volonté d’aide et de fraternité auprès des moins nantis de la société, ce projet, d’abord chapeauté par Cécile Béliveau, a pu voir le jour grâce au Phare de Longueuil qui parraine l’organisme encore à ce jour. Depuis, plusieurs bénévoles de cœur, jeunes et moins jeunes, se sont joints à Cécile et, ensemble, ils se font un devoir d’être présents pour les nombreux sans-abris sur le territoire de Longueuil.

L’organisme s’est donné le mandat d’accompagner ces individus, de les valoriser pour ce qu’ils sont. Les itinérants ont aussi la chance de se faire offrir des repas complets, au moins un samedi par mois, à l’église St-Mark, en plus d’être accompagnés quelques fois par mois d’une présence chaleureuse et bienveillante dans les lieux où ils tentent de survivre tant bien que mal, comme au Métro de Longueuil. Dans chacune des interventions effectuées auprès des itinérants, les membres des Porteurs d’espérance s’assurent de garder à l’esprit qu’il s’agit d’êtres humains qui méritent d’être respectés, aidés et aimés.

De l’amour, il y en a beaucoup chez les Porteurs d’espérance, comme en témoigne Lise Béliveau, impliquée dans le projet depuis les débuts : «Encore un samedi passé avec nos amis les itinérants. Un dîner fort apprécié de tous. Une ambiance presque de grande fête y régnait. À en juger par la photo ci-jointe, vous pouvez imaginer toute la reconnaissance de ces personnes qui nous visitent et qui acceptent un repas préparé avec amour. Toute une atmosphère de joie créée par la musique de certains bénévoles. Venez et vous verrez par vous-mêmes!»

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7 mai 2017 : Journée mondiale de prière pour les vocations

 

Le 7 mai est la Journée mondiale de prière pour les vocations (JMPV). Dans son message pour l’occasion, le pape François souligne l’importance de la communauté ecclésiale comme « lieu privilégié où l’appel de Dieu naît, s’alimente et s’exprime ». Dans une Église de plus en plus missionnaire et agissant hors des murs paroissiaux, où sera la communauté ecclésiale si on sort? Dans le lieu privilégié par Dieu : en chaque membre du Corps du Christ ressuscité!

Comme missionnaire, il n’y a rien d’extraordinaire à accomplir, mais la tâche n’en sera pas moins facile. Il faut accepter qu’un gars, Jésus de Nazareth, devenu jeune adulte, ait œuvré dans son monde, auprès des siens et surtout, auprès des exclus. Qui sont nos exclus aujourd’hui? Ceux à qui on n’offre aucune place; ceux qu’on ne regarde pas; ceux à qui on se ferme?

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Encore aujourd’hui…

Samedi 22 avril, Jour de la terre

 

Encore aujourd’hui…

L’autre matin, arrêtée à la lumière rouge, je vois la portière de la voiture devant moi s’ouvrir. Un jeune homme se penche et dépose un contenant en carton (genre café Tim) sur la chaussée. Comme ça ! La porte se referme et la voiture démarre à la lumière verte. Je n’en revenais pas ! Au rouge suivant, arrêtée à ses côtés, j’ai baissé ma fenêtre, dans un désir de lui dire, poliment, un mot. Mais en vain. Il m’a ignorée. Je voulais simplement lui exprimer mon étonnement qu’un jeune comme lui n’ait pas le réflexe « vert ».

Encore aujourd’hui des individus, de tous âges on le voit, se débarrassent de leurs matières inutiles, sans vergogne, dans l’espace public. Et ce n’est pas rare. On n’a qu’à observer les bords de rues et de terrains avec la fonte des neiges, pour constater l’amoncellement incroyable de détritus de toutes sortes. Ils ne sont pas arrivés là tout seul.

Comment est-ce possible qu’on jette encore à la rue, impunément, les déchets (papiers, cartons, contenants, bouteilles d’eau, et j’en passe), alors que depuis tant d’années, on ne cesse de faire de la sensibilisation et de l’éducation en faveur de l’environnement ? L’environnement c’est tout ce qui nous entoure, c’est nous.

Et je pourrais allonger ainsi la liste des « laideurs » qu’on peut observer.

Heureusement…

Toutefois, je tiens aussi à me réjouir, car des avancées positives sont réalisées, aussi minimes soient-elles, et gigantesques parfois, qui améliorent notre environnement. Je pense spontanément aux plages qu’on s’apprête à ouvrir en bordure du fleuve Saint-Laurent. Qui l’aurait cru après des années de pollution sévère ? Et que dire des bacs de récupérations qui s’enlignent de plus en plus au bord des rues les jours de collecte. L’habitude s’est ancrée peu à peu. Bientôt le compost !

Si en aval on travaille d’arrache-pied à redonner santé à l’environnement, aux cours d’eau et à l’atmosphère, bien sûr, soyons attentifs et vigilants en amont : changeons nos habitudes et notre regard pour favoriser une saine gestion de nos déchets, de notre consommation d’eau, pour poser des gestes conséquents qui nous permettront en premier lieu de jouir d’une meilleure qualité de vie dans un environnement renouvelé, mais aussi et surtout de léguer aux génération futures une terre en bonne santé.

Encore aujourd’hui, il n’est pas trop tard.

Alors, qu’est-ce que je peux changer ?

 

Claire Du Mesnil